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a cura di Paolo Quintili - quintili@uniroma2.it
Ultimo aggiornamento: 20 aprile 2001


Convegni e seminari sulla filosofia moderna   

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   quintili@lettere.uniroma2.it


    LA COMMUNICATION MANUSCRITE A L’ÉPOQUE MODERNE
    Réseau scientifique européen présenté par
    Hans Bots (Nimègue, Pays-Bas), Eric-Olivier Lochard (Montpellier, France) et
    Antony McKenna (Saint-Etienne, France)

    Le réseau dispose d’une adresse électronique commune:
    reseau-c@cedim.univ-montp3.fr

    Les activités du réseau seront annoncées sur les sites Web

    à Potsdam:
    http://www.uni-potsdam.de/u/fea

    à Nimègue:
    http://www.kun.nl/pbi

    et à Saint-Etienne:
    http://www.univ-st-etienne.fr/longeon/accueil.htm

     Objet d’étude et problématique

    Ce projet porte sur le rôle de la communication manuscrite — lettres et manuscrits savants et philosophiques — dans la constitution de la République des Lettres et dans la formation de l’esprit philosophique en Europe à l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles). Les échanges qui se développent d’un bout à l’autre de l’Europe par le moyen de l’écriture manuscrite (correspondances de professionnels de la pensée ou d’ intermédiaires culturels plus ou moins patentés, manuscrits philosophiques hétérodoxes, projets politiques confidentiels...) sont l’un des principaux moyens et aussi le premier témoin de l’innovation intellectuelle et des résistances qu’elle rencontre. C’est un phénomène européen qui marque profondément l’histoire culturelle de l’époque moderne.

    Ce projet est donc européen par son objet même et il exige une équipe organisée en réseau européen pour le réaliser à cause de la dispersion des sources et des différentes langues employées.

    Dans le cadre de ce projet, nous étudierons les réseaux de correspondance et la diffusion de manuscrits dans l’Europe en formation entre les grands humanistes du XVIe siècle, les grandes figures scientifiques des XVIIe et XVIIIe siècles, aussi bien que les réseaux des huguenots réfugiés et des intellectuels protestants, des ordres et groupes religieux, des francs-maçons, des philosophes et libres penseurs, des érudits et amateurs de livres, des libraires-imprimeurs et journalistes. Ces correspondances constituent une source immense et peu exploitée pour l’étude de la circulation des idées, des livres et des personnes dans la République des Lettres, permettant de prendre en considération les relations entre sociabilité, culture et production intellectuelle et les rapports entre les différents moyens d’échange et de communication. Les réseaux s’étendent au-delà des frontières religieuses et politiques: ils sont européens et cosmopolites, et ils constituent le terrain privilégié de l’émergence de l’espace public et de l’évolution des idées religieuses et philosophiques au cours de l’Age classique.

    En effet, ces correspondances sont les coulisses de la culture européenne de l’époque moderne: elles révèlent le contexte social et intellectuel des grands événements culturels, elles témoignent de la création, de la diffusion et de la réception des ouvrages de controverse et d’apologétique, des pamphlets politiques, des traités philosophiques et scientifiques, des travaux d’érudition; elles nourrissent la presse périodique. Elles mettent en évidence les conditions sociales et les pratiques de la sociabilité qui caractérisent les réseaux et président à la circulation des ouvrages et des idées: relations commerciales et échanges érudits, réseaux d’initiés, cercles de lecture, académies savantes et concours académiques, ordre religieux et communautés laïques, cercles de discussion philosophique et autres formes d’association. Les correspondances que nous étudions nous permettent d’apercevoir l’interaction entre la vie publique et la vie privée: elles éclairent la manière dont leurs auteurs, qui participent à la mise sur pied de réseaux de communication à l’échelle européenne, perçoivent l’espace européen, se représentent l’idée même de l’Europe et élaborent des projets de réunion par-delà les frontières politiques et religieuses. Elles mettent ainsi en évidence les conditions sociales et intellectuelles de l’évolution de la République des Lettres et de la formation de l’opinion publique au cours de l’Age classique.

    Notre projet est d’étudier le fonctionnement de la communication manuscrite en Europe; nos résultats seront présentés au moyen des nouvelles technologies (bases de données) et confrontés lors de séminaires, de journées d’étude et de colloques qui s’ouvriront aux interventions des jeunes chercheurs et seront un lieu de réflexion et d’échange international et interdisciplinaire.

    Notre calendrier de colloques, de journées d’ étude, de séminaires et d’ateliers, s’établit comme suit:

    Programme et calendrier du réseau européen

1999-2003 - La Lettre et les signes traitement électronique du contenu épistolaire (Montpellier, Leiden, Arras, dir. Dominique Taurisson, Christiane Berkvens-Stevelinck et Pierre-Yves Beaurepaire). Une série de séminaires trimestriels.

Janvier?2001 - Évolution théologique des pasteurs huguenots (Montpellier, UMR 5050; dir. Hubert Bost en collaboration avec Claude Lauriol et Christiane Berkvens-Stevelinck). Colloque international. Actes à paraître aux Editions Honoré Champion.

Février?2001 - L’Édition critique électronique (Fondation Voltaire, dir. Nicholas Cronk et Robert MacNamee; démonstration de l’édition électronique de Brissot par Robert Darnton, du journal de Corberon, par Éric Lochard et Dominique Taurisson, et de la correspondance de Pierre Bayle par A. McKenna et Annie Leroux).

Novembre 2001 - Journalistes et libraires dans les réseaux de correspondances huguenots (Nimègue: dir. Hans Bots en collaboration avec Christiane Berkvens-Stevelinck et Jens Hàseler). Journée d’étude.

Printemps 2002 - La Transmission du savoir par la lecture: bibliothèques privées et bibliothèques publiques dans les correspondances (Leyde, dir. C. Berkvens-Stevelinck). Journée d’étude.

Septembre 2002 - Firmin Abauzit, huguenot et philosophe en Europe (Université de Séville:

dir. Miguel Benftez, avec la collaboration de Maria-Cristina Pitassi et Antony McKenna). Journée d’étude.

Octobre 2002 - Exclusion et intégration: juifs et huguenots dans la diaspora (Paris, dir. Myriam Silvera, en collaboration avec le Centre de Recherche français de Jérusalem, dir. Dominique Bourel). Journée d’étude.

Novembre 2002 - Le Délit d’opinion à l’époque moderne: du philosophe au colporteur (Paris-Lyon, dir. Geneviève Artigas-Menant et Antony McKenna). Colloque international.

Printemps 2003 - Le Réseau de correspondance d’un Prince de l’Allemagne du Nord à la Renaissance, le duc August (1579-1666) (Bibliothek Herzog August, Wolfenbiìttel, dir. Ulrich Johannes Sschneider et Jill Bepler). Journée d’étude.

Avril 2003 - Les huguenots: l’exil et l’éducation (Université de Limerick, dir. Geraldine Sheridan). Journée d’étude.

Mai 2003 - Vie et mort des réseaux cosmopolites à l’époque moderne, 1685-1789 (Université de Neuchâtel, dir. André Bandelier et Jens Häseler). Colloque international.

Septembre 2003 - La Communication manuscrite et l’évolution des idées à 1‘époque moderne (Université de Genève, dir. Maria-Cristina Pitassi, en collaboration avec Sarah Hutton, secr. gén. de la British Society for the History of Philosophy). Colloque international.

 

    Équipe

    Direction du réseau : Hans Bots, Éric Olivier Lochard, Antony McKenna

    Conseil scientifique du réseau : Miguel Benitez, Christiane Berkvens-Stevelinck, Hans Bots, Jens Häseler, Eric Olivier Lochard, Antony McKenna, Gianni Paganini, Maria-Cristina Pitassi.

    Observateurs extérieurs : Roger Chartier, Robert Darnton, Jonathan Israel, Jochen Schlobach.

Membres du réseau :

    Geneviève Artigas-Menant (Paris: manuscrits philosophiques clandestins), André Bandelier (Neuchâtel : éditeur de correspondants suisses de I. H. 5. Formey), Pierre-Yves Beaurepaire (Arras: éditeur des francs-maçons), Miguel Benitez (Séville: manuscrits philosophiques clandestins), Jill Bepler (Wolfenbüttel, recherches Bibliothèque Herzog August), Birgitta Berglund-Nilsson (Upsala, recherches correspondance secrète de Mettra), Christiane Berkvens-Stevelinck (Leiden: éditeur de Prosper Marchand), Hubert Bost (Montpellier, Bayle, La Beaurnelle et les pasteurs du Refuge), Hans Bots (Nimègue : éditeur d’H. Basnage de Beauval et d’Elie Luzac), Justin Champion (Londres : manuscrits philosophiques clandestins), Martin Fontius (Postsdam: éditeur de J. H. 5. Formey), Graham Gargett (Coleraine: protestantisme et philosophie des Lumières), Cyrille Gigandet (Neufchàtel: éditeur de correspondants suisses de I. H. 5. Formey), Jens Häseler (Berlin: éditeur de J. H. S. Formey), Daniel-Odon Hurel (Rouen: bénédictins de Saint-Maur), Uta Janssens (Nimègue: éditeur de Jean Deschamps et de Mathieu Maty), Claude Lauriol (Montpellier: La Beaumelle, vie intellectuelle huguenote), Eric Olivier Lochard (Montpellier: Instrumentation), Antony McKenna (Saint-Etienne: éditeur de Pierre Bayle et de mss philosophiques), Gianluca Mori (Turin: manuscrits philosophiques clandestins), Alain Mothu (Paris: manuscrits philosophiques clandestins), Henk Nellen (La Haye: correspondance de Grotius), Gianni Paganini (Turin : manuscrits philosophiques clandestins), Maria-Cristina Pitassi (Genève: éditeur de Turrettini), Ulrich Johannes Schneider (Wolfenbüttel, recherches Bibliothèque Herzog August), Otto Selles (Montpellier : éditeur d’Antoine Court), Geraldine Sheridan (Limerick: manuscrits philosophiques clandestins), Mario Sina (Milan: éditeur de Jean Le Clerc), Myriam Silvera (Rome: éditrice de Jacques Basnage), Dominique Taurisson (Montpellier: Instrumentation), Jeroom Vercruysse (Bruxelles : manuscrits philosophiques clandestins).


  

    PLURALISMO E RELIGIONE CIVILE
    Una prospettiva storica e filosofica

    Università del Piemonte Orientale, Vercelli 24-25 maggio 2001
    Ridotto del Teatro Civico — via Monte di Pietà 15

    Università degli Studi del Piemonte Orientale "A. Avogadro"
    Dipartimento di Studi Umanistici (Vercelli)
    Comune di Vercelli — Assessorato alle Politiche Culturali
    Con il patrocinio della Società Italiana di Studi sul secolo XVIII

     

 Il convegno intende contribuire al dibattito sui rapporti tra religione e politica in un quadro pluralistico, con particolare attenzione all’età moderna e in una duplice prospettiva:

    • nella prospettiva storica, studiosi di storia del pensiero politico e filosofico, delle istituzioni, delle religioni, delle identità specifiche percorreranno momenti fondamentali nell’elaborazione, in età moderna, di meccanismi di convivenza tra religioni e di costruzione di istituzioni neutrali rispetto ai punti di vista confessionali;
    • in una prospettiva analitica e contemporanea, saranno discusse le accezioni del concetto di ‘religione civile’, le sue implicazioni per la vita politica e culturale e la sua accettabilità nel contesto italiano ed europeo.

     

    Il Convegno è organizzato nell’ambito di due Programmi di ricerca nazionali (MURST 40 %):

    "La cultura dell’illuminismo europeo" (Unità di Vercelli su " Censura e opinione pubblica come istituzioni e concetti dell'illuminismo europeo", diretta da Edoardo Tortarolo) e "Geografia e storia dei saperi filosofici da Galilei all’Illuminismo" (Unità di Vercelli su "Fonti antiche e interpretazioni moderne nella crisi del razionalismo secentesco", diretta da Gianni Paganini).

 Programma

Giovedi 24 maggio

Ore 9 :

Indirizzi di saluto: Il Rettore dell’Università del Piemonte Orientale, Prof. Ilario Viano
Il Direttore del Dipartimento di Studi Umanistici, Prof. Diego Marconi
La Preside della Facoltà di Lettere e Filosofia, Prof. Maria Antonietta Cerutti
L’Assessore alle Politiche Culturali, Prof. Mentigazzi

Introduzione ai lavori : Gianni Paganini (Vercelli)
Presiede: Emanuela Scribano (Siena)

- Nicola Panichi (Urbino) : Il pluralismo come religione del nuovo umanesimo: Montaigne

- Sylvie Taussig (Paris) : La transparence épicurienne, une clef pour la prudence politique au XVIIe siècle

- Laurent Jaffro (Paris) : Deux modèles du pluralisme : la conception lockienne et la conception néo-harringtonienne de l'ecclesia.

 

Ore 15 :

Presiede: Maurizio Viroli (Princeton)

- André Tosel (Nice) : Religion naturelle, religion civile: de Spinoza à Rousseau. Aller et retour

- Myriam Silvera (Roma) : L’idea di elezione nella Amsterdam di Spinoza

- Antony McKenna (Saint-Etienne) : Molière et la religion de la sociabilité

- Jean-Michel Gros (Poitiers) : Bayle et Rousseau: Société d’athées et/ou religion civile

 

Venerdi 25 maggio

Ore 9 :

Presiede: Giuseppe Ricuperati (Torino)

 - Gabriella Silvestrini (Torino) : Ginevra e Rousseau: repubblicanesimo e religione civile

- Gian Mario Cazzaniga (Pisa) : La doppia obbedienza nelle logge massoniche del ‘700

- Simona Forti (Alessandria) : Totalitarismo e religioni politiche

- Henri Peña-Ruiz (Paris) : Laïcité et lien social

Ore 15 :

Presiede: Maria Cristina Pitassi (Genève)

- José Casanova (New York) : Civil Religion and Global Civil Society

- Giovanni Filoramo (Torino): La sacralizzazione della politica tra teologia politica e religione civile

 - Elisabetta Galeotti (Vercelli) : Pluralismo e obiezione di coscienza

- Alessandro Ferrari (Milano) : Principio di laicità e ‘religione civile’ nell’esperienza giuridica di Francia e Italia

 

Conclusioni: Edoardo Tortarolo (Vercelli)

Partecipano: Lorenzo Bianchi (Napoli), Carlo Borghero (Roma Tor Vergata), Fiorella De Michelis (Pavia), Silvio Ferrari (Milano), Vincenzo Ferrone (Torino), Maurilio Guasco (Alessandria), Gianluca Mori (Vercelli), Maria Cristina Pitassi (Genève), Giuseppe Ricuperati (Torino), Emanuela Scribano (Siena), Francesco Tomasoni (Vercelli), Francesco Traniello (Torino), Maurizio Viroli (Princeton) ecc.


    ROUSSEAU ET LA PHILOSOPHIE
    Colloque organisé par le Centre d’Histoire des Systèmes de Pensée Moderne
    Université de Paris I et le Centre d’Études en Rhétorique, Philosophie et Histoire des Idées (ENS de Lyon)
    11 et 12 mai 2001 — Amphithéâtre Liard

 

Vendredi 11 mai 2001

Les " Méditation métaphysiques " de J.-J. Rousseau

 

9 h — André Charrak, "Introduction : Descartes et Rousseau"

10 h - Frédéric Lefebvre, " La notion de rapport chez Rousseau "

11 h - Eric Zernik, " Le statut de l’imagination dans l’Emile "

 

14 h - Martin Rueff, " L’épistémologie de Rousseau "

15 h - Frank Salaün, " Rousseau et le probléme du matérialìsme"

16 h - Eliane MARTIN-HAAG, " Le sens du devenir chez Rousseau "

17 h - François Roussel, " Rousseau: y a-t-il une écoute philosophique ? "

 

Samedi 12 mai 2001

Anthropologie et politique

 

9h - Emmanuel Martineau, " Ethique et politique chez Rousseau"

10 h - Luc Vincenti, " Rousseau et l’amour de soi"

11 h - Bruno Bernardi, " Généraliser : Sur le statut de la généralité dans Rousseau "

14 h - Gilles Campagnolo, " Rousseau et l’Economie politique"

15 h - Michel Senellart, " La population comme signe du bon gouvernement "

16 h - Mathilde Panoff, " Religion civile et patriotisme"

17 h - Blaise Bachofen, " Y a-t-il une philosophie politique de Rousseau ? "

 

Contact: colloque.rousseau@club-internet.fr


    INDIVIDU ET AUTORITÉS: POSITIONS DE LA PRESSE DES LUMIÈRES
    Université de Nantes, 27 au 29 septembre 2001

    APPEL A CONTRIBUTION

    Le C.R.I.N.I. (Centre de Recherche sur les Identités Nationales et l’Interculturalité) de l’Université de Nantes organise un colloque interculturel sur ce thème, les 27, 28 et 29 septembre 2001.
    La philosophie des Lumières génère en Europe une presse périodique vivante et multiforme, à la fois moteur et produit d’une émancipation progressive de l’individu face aux diverses structures d’autorité (despotisme, même éclairé, aristocratie, Eglises...). Aussi bien dans le journal, dont la mission est, en principe, la simple information, que dans la revue, consacrée aux débats plus approfondis, s’articule peu à peu — et pour un public plus large que celui des livres — toute une réflexion sur les droits de l’homme en tant qu’individu (et non plus seulement de sujet), réflexion qui trouvera son aboutissement dans la Déclaration d’août 1789.
    Néanmoins les conditions de diffusion de la presse dans les différents pays et états européens (et pourquoi pas inclure aussi, déjà, l’Amérique du Nord?) sont extrêmement inégales et il sera intéressant de confronter et de comparer, sous 1’angle de la liberté de la presse et des messages portés par elle, les degrés atteints par chaque pays dans ce processus. La période visée serait donc essentiellement le "siècle des Lumières" (l’accent portant plutôt sur sa 2nde moitié) mais peut aussi déborder sur l’époque napoléonienne dont les bouleversements en Europe jettent une lumière encore différente sur le phénomène presse.
    L’intérêt de ce colloque sera donc de plusieurs sortes, par:

    • l’esquisse de tableaux généraux de la presse périodique des différents pays afin de dégager un panorama européen nuancé,

    • des portraits de publicistes particulièrement engagés dans le combat d’émancipation de l’homme,

    • des brèves monographies de revues (ou journaux) exerçant une influence déterminante sur les mentalités,

mais aussi,

• la description et l’analyse des mécanismes de censure ainsi que des procédés pour les contourner,

• la présentation des réseaux d’intellectuels, réseaux nationaux et internationaux par lesquels le débat, public ou semi-public, reçoit des impulsions fortes,

•la description des forces réactionnaires, opposées aux Lumières et qui s’expriment également, souvent, par le canal de la presse périodique.

Propositions de communication d’une demi-page à envoyer pour le 28 février 2001.

Langue utilisée: Français. La traduction simultanée pourra être organisée pour l’Anglais, l’Allemand et l’Espagnol. Dans ce cas, prière de faire parvenir le texte définitif avant le 30 juin.

Les propositions et demandes de renseignements sont à adresser pour le domaine hispanophone et lusophone à:

• Mme Dolores Thion Soriano Mollà. Mél. : dolores.thion@wanadoo.fr pour le domaine anglophone à:

• M. Pierre Carboni. Mél.: pierre.carboni@humana.univ-nantes.fr pour les autres domaines à:

• M. Gunter Volz. Mél.: gunter.volz@humana.univ-nantes.fr

Adresse postale commune:
Université de Nantes
Centre International des Langues
Chemin de la Censive du Tertre

BP 81227
44312 Nantes Cedex 3
Tél. 02 40 14 13 90
Fax 02 40 14 14 06

 


 

    LE PHILOSOPHE SUR LES PLANCHES
    Colloque international organisé par le CELUS
    6, 7 et 8 décembre 2001 à l’Université Marc Bloch des Sciences humaines de Strasbourg

    Le colloque portera sur la figure du philosophe dans le théâtre européen, de la fin du XVIIe siècle à celle de l’Empire, tous genres confondus (informations complémentaires dans ce même bulletin, à la rubrique "Sociétés et équipes de recherche"). Les personnes intéressées recevront une première bibliographie française sur la question. Toute contribution bibliographique sera la bienvenue. Les propositions seront examinées dans la perspective d’un équilibre et d’une harmonisation des interventions, dont la publication ultérieure sera soumise à un comité de lecture. Elles devront nous parvenir avant la date limite du 1er mai de l’année courante.
    Adresse postale: CELUS (Faculté des Lettres) Université Marc Bloch, 14 rue Descartes, 67084 Strasbourg Cedex

Télécopie:?03 88 37 15 93 (préciser: CELUS)
e-mail : celus@umb.u-strasbg.fr

 


 

    L’HOSPITALITÉ AU THÉÂTRE
    6, 7, 8 décembre 2001 - Maison de la Recherche à Clermont-Ferrand

    Appel à communication:

    Le Centre de Recherches sur les Littératures Modernes et Contemporaines (CRLMC) de l’Université Blaise Pascal organise un colloque international.
    La problématique du colloque s’attache aux représentations théâtrales de l’hospitalité et à la mise en scène de celle-ci. Que devient l’hospitalité sur la scène théâtrale, que nous apprend la dramaturgie sur l’accueil, le parasite, la figure de 1’hôtesse, les gestes et les discours de l’hospitalité comme de l’inhospitalité.
    De l’Antiquité au théâtre contemporain, ces rencontres s’intéressent à toutes les littératures.
    Le genre théâtral et ses langages jouent des lieux, des espaces, de la temporalité, de la mise en place des corps. Expression spécifique et originale, le théâtre, lui-même lieu d’hospitalité le temps d’une représentation, des Suppliantes au Revizor, de Dom Juan et de Tartuffe au Malentendu, parle, dit, joue, transmet, donne à voir et à mieux comprendre ce qui se joue dans la scène hospitalière.

    Ce colloque s’inscrit dans le programme consacré par le CRLMC à l’hospitalité.
    Les propositions de communication (titre et résumé de 20 lignes) doivent parvenir l e plus rapidement possible à:

    Alain MONTANDON
    50, rue des Neuf Soleils
    63000 Clermont-Ferrand
    Tél.: 0473267488
    Fax: 0473276645
    e-mail:alain.montandon@lettres.univ-bpclermont.fr


    LES MARGES DES LUMIERES FRANÇAISES AU XVIIIe SIÈCLE: LIMITES ET SEUILS (1750-1789)
    Université de Tours, 7 et 8 décembre 2001

    Une tradition historiographique a longtemps incité à penser le XVIIIe siècle, exclusivement à travers le militantisme philosophique et ses adversaires. Ce colloque vise à étudier les marges de ce noyau dur, objet privilégié de l’historiographie et de la tradition: courants de pensée les plus divers se situant à la frontière des Lumières, sans basculer pourtant dans l’anti-philosophie, mais également ceux qui refusent d’emblée le militantisme philosophique, l’abandonnent, le dévoient ou l’affadissent. On évoquera également les zones d’interférence dans lesquelles des courants intellectuels, à l’origine divergents ou opposés, se rencontrent et coexistent dans un état de tension et d’instabilité. On s’intéressera aux jeux de bascule idéologiques durant lesquels tel philosophe est récupéré dans un sens conservateur, alors que sa pensée alimente encore des mouvements très critiques à l’égard de la monarchie. Nous pensons tout particulièrement au problème complexe de la référence à Rousseau à la veille de la Révolution. De 1775 à 1789, certains ouvrages favorables à l’ordre absolutiste se réfèrent de plus en plus fréquemment aux écrits politiques du philosophe de Genève (François Chas, Pierre-Charles Levesque, Pierre Louis Claude Gin), tout en se montrant très hostiles à Voltaire. Que signifient ces interférences? Ne nous invitent-elles pas à repenser la notion même de "Lumières" à la veille de la Révolution?
    L’immense vague de vulgarisation qui affecte la production culturelle de la deuxième moitié du siècle, déplace les frontières entre les camps en présence et fait surgir de nouveaux seuils idéologiques et des zones d’incertitude. Des polygraphes arborent les mots étendards des "Lumières", tout en édulcorant la pensée des figures de proue, d’autres comme Antoine de Caraccioli ont recours à un vocabulaire philosophique, alors même qu’ils adoptent des positions ouvertement ou vaguement apologétiques. Comment interpréter ces effets de brouillage?
    Que dire de la mise au jour d’une face obscure des Lumières quand elles en viennent à penser à leurs limites, leurs postulats même, comme le fait Diderot dans Le Neveu de Rameau où il prend la philosophie d’en bas, ou quand il en appelle à des refus antithétiques de ses valeurs contres Helvétius et contre les tenants d’un ordre commerçant et bourgeois (Histoire des deux Indes)? Que dire de Sade? Que dire des pornographes? On rappellera ici que la marginalité sociale des écrivains plébéiens ne s’accompagne pas nécessairement d’une mésentente philosophique ou littéraire. Les exclus des Lumières ne rêvent que d’en occuper les postes et de jouir de ses prébendes. S’ils choisissent la dérision, le journalisme, la parodie, c’est plus par souci alimentaire que par volonté esthétique.
    L’on s’intéressera aussi aux gens de lettres que leur conception de la littérature, leur relation avec les institutions, leur attachement à un Grand, détournent des pratiques en vigueur dans les milieux philosophiques (Moncrif). Pensons encore aux érudits, membres d’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, et aux antiquisants (Caylus). Entretiennent-ils des relations avec les milieux philosophiques? Existe-t-il des passerelles entre ces mouvements? Pensons enfin aux sociétés badines qui prolifèrent dans les années 1780 et qui tournent en dérision les salons philosophiques et l’esprit de sérieux triomphant, selon elles, dans l’espace public des Lumières.
    Il s’agit donc d’étudier les positions de ceux qui se situent en marge des Lumières conquérantes et militantes, durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Les mots " limite "et " seuil " sont à prendre dans toutes leurs acceptions : proximité idéologique, sans appartenance réelle aux mouvements philosophiques, impossibilité d’accéder aux marques de reconnaissance attribuées aux écrivains de l’establishment, marginalité choisie ou imposée, mais aussi zones incertaines et floues suscitées par des lectures contradictoires des grandes figures des Lumières.

    Pour tout renseignement et propositions de communication (on souhaiterait un résumé d’une dizaine de lignes), s’adresser à Didier Masseau, 26, me de Lancry, 60200 Compiègne. Tél. 03 44 40 46 92. Date limite pour les propositions d’interventions: 1er avril 2001.

     


    LA REPRÉSENTATION DU MÂLE AU XVIIIe SIÈCLE
    Institut français, Londres 16-18 septembre 2002

    Dans le cadre des débats organisés par Professor Malcolm Cook de l’Université d’Exeter autour de la fiction, la presse périodique et la réception des textes au siècle des Lumières, nous vous proposons un colloque sur la représentation du mâle 1700-1820. Nous invitons les propositions de communications (25 minutes environ). Des thèmes de réflexion possible seront l’effet de la vogue de la sensibilité et plus tard celle du romantisme, les critiques littéraires et leurs réactions aux personnages masculins des femmes écrivains, les suites des romans faites par un écrivain du sexe opposé. Ce colloque ne se restreint pourtant pas à la prose puisque l’étude de différentes représentations du masculin dans le roman, la poésie, la peinture et au théâtre promet d’ouvrir de nouveaux axes d’étude. Les communications et les interventions seront en français. Les propositions de communications sont à envoyer accompagnées d’un résumé d’ une quinzaine de lignes en français à: Katherine Astbury, Department of

    French, University of Warwick, Coventry CV4 7AL.
    katherine.astbury@warwick.ac.uk

  


    UNIVERSITÉ DE PARIS I - PANTHÉON-SORBONNE
    U.F.R. DE PHILOSOPHIE

    Histoire du matérialisme Séminaire de M. Jean Salem.
    Programme 2000-2001.


    Les séances ont lieu le mercredi de 16 h à 18 h, à la Sorbonne, salle Cavaillès.

1er Semestre

10 janvier 2001: Didier Gil (Rouen). Le théâtre cartésien: drame ou comédie? Sur Le Rire de Bergson.

2e Semestre

14 février: Jacques D’Hondt (Poitiers). Le mutisme de l’essence abstraite, selon Marx.

28 février: Éric Marquer (Paris IV). La matière du corps politique chez Hobbes.

14 mars: Günther Mensching (Hanovre). Le Cercle de Vienne et le matérialisme.

28 mars : David Piché (Québec). La condamnation parisienne de 1277.

25 avril : Isabelle Garo (Troyes). La question du matérialisme chez Marx.

9 mai : Jean-Claude Bourdin (Poitiers). Althusser et l’idée de matérialisme aléatoire.

23 mai : Auguste Bayonas (Patras). Le rejet du matérialisme dans le Phédon, l’Apologie et Les bis de Platon.

 

 


    SÉMINAIRE D’ÉTUDES VOLTAIRIENNES - JANVIER-MAI 2001
    Sorbonne, Société des Etudes Voltairiennes

    Dirigé par Sylvain Menant au sein du Centre d’Étude de la Langue et de la Littérature des XVIIe et XVIIIe siècles de la Sorbonne (UMR 8599, CNRS-Université Paris IV), organisé avec le concours de la Société des Études Voltairiennes, ce séminaire rassemble des jeunes chercheurs sur le thème suivant: Voltaire et la culture européenne. Il s’agit d’explorer à la fois la place de l’œuvre et de la pensée de Voltaire dans les diverses cultures nationales. Les jeudis de 15 à 17 heures, en Sorbonne, salle 366 (escalier G, 2e étage); les auditeurs sont admis sur simple demande. Programme des séances ouvertes:

    4 janvier 2001 : Sylvain Menant, Introduction à la culture de Voltaire.

11 janvier: Laurence Macé (ENS-Paris IV), Recherches récentes sur Voltaire en Italie.

    8 février: Guillaume Métayer (ENS-Paris IV), Voltaire dans la culture de Nietzsche.

15 février: Jennifer Tsien (Columbia University), La Pucelle dans le patrimoine européen.

1er mars: Alain Madeira (Paris), Echos européens du Dictionnaire philosophique.

8 mars: Anastasia Sakhnovskaia Pankeeva (Saint-Pétersbourg), Voltaire et la culture russe.

15 mars: Philippa Nuttall (Cambridge University), La confluence des traditions dans la satire voltairienne.

22 mars: Gabrielle Ghazi (Athènes), Voltaire dans les périodiques anglais contemporains.

29 mars : Dorota Chmielewska (Cracovie), Voltaire en Pologne au XVIIIe siècle.

5 avril : Marjolen Hageman (Paris-Leyden), Voltaire et la tolérance hollandaise.

26 avril : Marlis Oppolzer (Université Ludwig-Maximilian, Munich), Voltaire et la diversité européenne.

3 mai : Joanna Ziobrowska (Varsovie), Mal français, mal étranger dans quelques textes de Voltaire.

17 mai : Linda Rezzoug (Paris), La fantaisie orientale, un topos européen dans 1’œuvre de Voltaire


    SÉMINAIRE DE L’EQUIPE JEAN-JACQUES ROUSSEAU
    animé par Tanguy L’Aminot.
    Centre d’étude de la langue et de la littérature françaises des XVIIe et XVIIIe siècles.
    Université de Paris IV-Sorbonne. C.N.R.S. U.M.R. 8599

Rousseau de la politique à l’autobiographie

Samedi 20 janvier 2001 : Françoise Bocquentin : Dernières recherches sur les enfants de Rousseau.
Marcel Dorigny: Rousseau et la question de l’esclavage: autour des controverses récentes.

Samedi 24 février 2001: Michiko Yoshino: Le temps et le récit dans les Confessions.
Georges Benrekassa: Écrire, rêver. Rêver, écrire. L’intercession du langage selon Rousseau.

Samedi 17 mars 2001 : Tanguy L’Aminot: Alexandre Dumas et Rousseau.
Simone Goyard-Fabre: Les fondements de la politique: Rousseau et Kant.

Samedi 7 avril 2001: Jacques Domenech: Écriture de soi et notion de genre littéraire après Rousseau.

      Samedi 12 mai 2001: Philippe Koeppel: Rousseau, Stendhal et la musique.

    Chacune de ces séances, ouvertes à tous, a lieu à partir de 14 h dans la salle 326 habituelle qui porte cette année le numéro G 366. Pour s’y rendre, emprunter l’escalier G jusqu’au 2e étage et pousser la porte face à l’ascenseur. La salle G 366 est tout de suite à gauche.

  



    JOUER LA LUMIÈRE
    Musée de la Mode, Paris - 27 janvier 2001 à janvier 2002

    Une exposition qui se démontre les effets optiques de la lumière sur des textiles anciens et modernes, y compris une bonne sélection de tissus du XVIIIe siècle. Cette approche analytique est approfondie dans un catalogue qui contient des textes par plusieurs spécialistes, y compris un article sur " Textiles, Lumière et Couleur dans un atelier des Van Loo au XVIIIe siècle " de Christine Rolland.

 


    EXPOSITION "CANDIDE: ILLUSTRATIONEN EINES KLASSIKERS"
    Musée de la Mode, Paris - Exposition en-ligne
    (Éditions illustrées du "Candide" de Voltaire) à la Bibliothèque Universitaire de Trèves,
    du 12 décembre 2000 au 23 janvier 2001
    et à la Bibliothèque Nationale Luxembourg du 2 au 24 février 2001.

    Catalogue (250 p., 94 illustr. en blanc et noir) au prix de 20,00 DM (écrire à la Bibliothèque Universitaire de Trèves, Erwerbungsabteilung, D-54296 Trier / seifert@ub.uni-trier.de).


    D’HOLBACH OU LE MATÉRIALISME COMME FIN DE LA PHILOSOPHIE
    Poitiers, Maison des sciences de l’homme et de la société, 99, rue du Recteur Pineau
    Vendredi 4 mai 2001


    Cette journée s’inscrit dans un courant de réévaluation de la philosophie matérialiste des Lumières, en faisant suite à des initiatives qui dans les années passées ont renouvelé l’approche et la connaissance de la philosophie de Diderot, de La Mettrie et d’Helvétius. Le CHPM a déjà organisé une journée Diderot, sous la direction d’Annie Ibrahim (décembre 1998), La Mettrie, sous la direction de Francine Markovits (mars 2000) et Helvétius, sous la direction de Sophie Audidière (février 2001).
    Rapportée à l’ensemble des ouvrages du baron d’Holbach (1723-1789), la partie consacrée proprement a l’exposition du matérialisme philosophique (ou du "naturalisme" ou du "fatalisme") est remarquablement réduite: le Système de la nature et Le bon sens (1770) concentrent en effet l’essentiel da "système" du baron. Certes, il est placé en position de "philosophie première", fondant la morale et la politique. Toutefois il est permis de l’examiner pour lui-même, non seulement comme ce monument historique du matérialisme et qui fut reçu comme "la Bible de l’athéisme", mais comme une entreprise parfaitement concertée, offrant à un certain matérialisme sa forme, "le système" et son mode d’affirmation "dogmatique".
    On voudrait s’interroger sur le statut de ce matérialisme, sur ses objectifs, sur les procédures par lesquelles il s’établit, en essayant d’explorer l’hypothèse selon laquelle le matérialisme de type holbachien, à la différence de celui d’un Diderot, par exemple, aura cherché à mettre fin à la philosophie comme spéculation. Terme, achèvement, liquidation: la notion de fin devra être analysée en fonction des débats entre les matérialistes (Diderot contre Helvétius, Diderot et d’Holbach contre La Mettrie) et en fonction de l’idée de raison ou de "bon sens" qu’elle suppose. Elle devra être confrontée avec l’héritage de Locke, les échos des débats da XVIIe siècle et la présence de Rousseau.
    Cette journée pourrait être conçue comme un commentaire de ce profond jugement de l’abbé Galiani, familier du salon da baron, écrivant à ce dernier, en semblant ignorer qu’il est l’auteur du Système de la nature: "j’ai vu le Système de la nature, c’est la ligne où finit la tristesse de la morne et sèche vérité, au-delà commence la gaieté du roman. (...). Ce M. Mirabaud est un vrai abbé Tenay de la métaphysique. Il fait des réductions et des suspensions et cause la banqueroute de savoir, du plaisir et de l’esprit humain. Mais vous allez me dire qu’il y avait trop de non valeurs; on était trop endetté; il courait trop de papiers non réels sur la place. C’est vrai aussi et voilà pourquoi la crise est arrivée".

    Liste des participants et titres des communications :

    Josiane Boulad Ayoub (Université da Québec à Montréal): "L ‘homme de la raison future" et la politique naturelle des passions chez d‘Holbach

    Alan Charles Kors (Université de Pensylvanie à Philadelphie): La résonance des débats da XVIIIe siècle dans le matérialisme de d’Holbach

    Miguel Bénitez (Université de Séville): La critique da panthéisme dans le Système de la nature I

    Franck Salaün (Université de Montpellier): La critique des qualités négatives chez d’Holbach

    Paule-Monique Vernes (Université de Provence, Aix-en-Provence): Le " petit cuistre " et l'" athée vertueux " (Rousseau-d’Holbach)

    Jean-Claude Bourdin (Université de Poitiers) : Le matérialisme de d‘Holbach comme "sortie" de la philosophie

    Coordination: Jean-Claude Bourdin (Université de Poitiers).
    Journée organisée conjointement par le Centre d’Histoire de la Philosophie moderne (CNRS-FRE
    1988) et le Centre de Recherche sur Hegel et l’idéalisme allemand (EA-U. de Poitiers).

    Pour tous renseignements, s’adresser à Jean-Claude Bourdin, Département de philosophie, UFR des Sciences humaines et des Arts, 8 rue René Descartes, 86022 Poitiers Cedex, ou j-c.bourdin@wanadoo.fr

    Participation aux frais 25 F, étudiants 10 F.




    L’ÉTRANGER
    Dijon, 18 mai 2001

    Le Centre des Recherches sur l’Europe des Lumières de l’Université de Bourgogne organise le vendredi 18 mai 2001 sa journée de rencontre annuelle sur le thème de l’Etran-ger: représentation de l’étranger dans la culture européenne — littéraire, artistique ou autre — influence, apport, figurent parmi les pistes de réflexion proposées cette année aux chercheurs, en accord avec l’optique interdisciplinaire da Centre.

    Pour toute proposition de communication ou tout renseignement, s’adresser à Marie-Odile Bernez, Fac. de Langues et Communication, Univ. de Bourgogne, 2, bd. Gabriel, 21000 Dijon.




    COLLOQUE INTERNATIONAL L’ENCYCLOPÉDIE MÉTHODIQUE (1782-1832). DES LUMIERES AU POSITIVISME
    Genève, 17-19 mai 2001 - Faculté des Lettres - bâtiment central

    Université de Genève: Faculté des Lettres — Dpt. d’Histoire générale - Groupe d’études du XVIIIe siècle, Centre Alexandre Koyré (Paris). Sous le patronage de : Société française pour l’histoire des sciences humaines (Paris). Société Diderot (Paris). Avec la collaboration du Centre international d’étude du XVIIIe siècle (Ferney).

    Conception et organisation : Claude Blanckaert (C.N.R.S./Centre Koyré) - Michel Porret (Univ. de Genève).
    Comité scientifique: François Azouvi — Bronislaw Baczko — Andrew Brown — Giovanni Basino — Roger Chartier — Anne-Marie Chouillet — Jean Dhombres —Jean Ehrard — Jean Goulemot — Alain Grosrichard — Roland Mortier — Dominique Pestre — Annie Petit — Daniel Roche — Jean Starobinski — François Walter.


    I. L’encyclopédie suprême

    L’Encyclopédie méthodique ou par ordre de matières par une société de gens de lettres, de savants et d’artistes; précédée d’un Vocabulaire universel, servant de Table pour tout l’Ouvrage. ornée des Portraits de MM. Diderot et d’Alembert, premiers éditeurs de l‘Encyclopédie représente la "collection la plus vaste produite par la librairie française", selon Brunet (Manuel du libraire, 1814). Mise en chantier sous la monarchie durant les dernières années de l’Ancien Régime dès 1782 par Charles Joseph Panckoucke (1736-1798), éditeur notamment du Journal des savants, de l’Année littéraire, du Mercure de France et du Supplément de l’Encyclopédie, l’Encyclopédie méthodique avait pour ambitions scientifique et éditoriales de corriger l’"état d’imperfection" de l’Encyclopédie réalisée entre 1751 et 1772 par Diderot et d’Alembert. Éditer une "encyclopédie suprême": en décembre 1781, dans les pages 52 à 155 du Mercure de France, Panckoucke, entre projet intellectuel et opération économique, annonce la publication de vingt-sept traités ou dictionnaires spécialisés. Ceux-ci doivent être répartis en 42 volumes in-4°, et en 84 volumes dans une édition in-8° (la seule qui verra le jour) de "Discours et sept volumes de Planches [plus un Atlas]". Panckoucke veut mettre sur le marché une encyclopédie parfaite dans sa forme et dans son contenu.

    Au tournant de 1800, la "topographie" de la connaissance que dessine la Méthodique, estimée à 199 volumes et 100.000 articles environ, montre combien les sciences naturelles, les sciences exactes l’emportent sur les sciences de l’homme et les belles-lettres ou humanités. En effet, sur un total de 174 dictionnaires recensés, si on cumule les dictionnaires consacrés aux sciences naturelles, à la médecine et aux sciences exactes (respectivement 51, 17, 13 vol., soit 81 vol.), celle catégorie double celle des sciences de l’homme (41 vol.) et laisse largement derrière elle les belles-lettres (11 vol.). Ce côté pragmatique de l’Encyclopédie méthodique est renforcé en outre par l’importante section des dictionnaires techniques qui totalisent 35 volumes (à peine moins que la catégorie des sciences de l’homme). En comparant les 116 dictionnaires consacrés aux sciences naturelles, à la médecine, aux sciences exactes et à la technique (66,66 %), aux 52 volumes consacrés aux sciences de l’homme et aux belles lettres (29,88 %), il ressort que près de 7 dictionnaires sur 10 (66,66 %) de l’Encyclopédie méthodique concernent la première catégorie des sciences voulues exactes et expérimentales (solde: varia, 3,44 %). Voulant favoriser le progrès de l’humanité pour en accélérer la perfectibilité par une culture encyclopédique, Panckoucke met en avant les sciences naturelles et les sciences exactes.

    Cette encyclopédie, n’a suscité, à ce jour, que des études ponctuelles. Georges B. Watts posa en 1958 les premiers jalons d’une étude de l’Encyclopédie méthodique ("The Encyclopédie méthodique", Publications of the Modern Language Association of America, LXXIII, 1958, pp. 348-366). Après avoir rappelé en 1979 qu’elle "repose [toujours] ignorée sur les rayons les plus inaccessibles des bibliothèques de recherche", R. Darnton en a écrit l’histoire éditoriale en insistant notamment sur l’aventure capitaliste, pharaonique, dans laquelle s’est lancé Panckoucke après Diderot et d’Alembert ("la folie de Panckoucke"). Il conclut son étude en soulignant que la "dernière encyclopédie" contribue à la reconstruction des rapports entre monde da livre, capitalisme et culture politique vers la fin du XVIIIe siècle. En 1994, Franck A. Kafker, ne lui consacre qu’une douzaine de pages dans son étude érudite des encyclopédies héritières de Diderot et d’Alembert. En dehors de ces trois travaux et d’une petite douzaine d’articles (ou parties d’articles) consacrés à l’ultime encyclopédie de Panckoucke (notamment dans les Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie), tout reste à faire dans l’étude de l’Encyclopédie méthodique. Ce colloque veut répondre à ce déficit scientifique dans l’histoire culturelle de la Méthodique.

    Ouvrons à nouveau le chantier immense de l’Encyclopédie méthodique pour en établir un inventaire plus fiable, en repenser le contenu, la forme et le projet de ceux qui l’ont écrite ou compilée. en analyser les frontières disciplinaires. La topographie des connaissances dans l’Encyclopédie méthodique oblige à son étude collective menée par des historiens des sciences naturelles et exactes, ainsi que par des historiens des sciences de l’homme alors naissantes: c’est à quoi vise ce colloque. Autour des deux grandes divisions que formule peut-être la Méthodique (sciences de la nature et exactes, "sciences de l’homme") le colloque réunira à Genève une trentaine de chercheurs spécialisés dans l’histoire culturelle de l’encyclopédisme, dans celle de l’épistémologie que recoupent les champs des dictionnaires de Panckoucke.


    Forme du colloque

    Ouvert par une conférence initiale portant sur l’héritage de l’Encyclopédisme à la fin du XVIIIe siècle, le colloque, prolongé par une exposition consacrée aux encyclopédies à la Bibliothèque publique et universitaire de Genève, pourrait se diviser en trois parties.

    Une première séance sera consacrée à l’histoire éditoriale de l’Encyclopédie méthodique: chantier éditorial, auteurs, influence, traductions, etc. Une seconde partie illustrera la nouvelle division des connaissances dans laquelle s’inscrit l’Encyclopédie méthodique à la fin du XVIIIe siècle en montrant comment elle prépare l’épistémologie positiviste (continuités et ruptures épistémologiques). Finalement, la troisième partie, étudiera les dictionnaires de la Méthodique (inventaire des connaissances) ou tracera dans plusieurs dictionnaires une thématique particulière (ex.: place da républicanisme, bilan de l’Ancien Régime, figure et héritage de certains penseurs ou savant des Lumières, nouveaux objets, etc.). Cette triple approche permettra, dans une table ronde conclusive, de dresser un meilleur bilan de la Méthodique (héritage de l’Encyclopédie Diderot et d’Alembert, impasses, etc.).


    Esprit du colloque

    Repenser l‘arbre de la connaissance des Lumières: ce colloque interdisciplinaire ne reproduira pas la volonté de Panckoucke en détaillant exhaustivement le contenu de l’Encyclopédie méthodique, même s’il peut mieux l’évaluer par un bilan détaillé des dictionnaires. Chaque participant établira l’identité bibliographique complète du dictionnaire sur lequel il travaille: éditeur, année d’édition, nombre d’articles, renvois (planches ou autres volumes), évaluation de l’héritage de l’Encyclopédie Diderot et d’Alembert, sources, etc. Au-delà de la collecte de ces inédites données quantitative, le colloque interrogera le système méthodique pour comprendre l’articulation culturelle entre encyclopédisme des Lumières et nouvelle configuration scientifique du XIXe siècle. Il posera un bilan sur les Lumières et sur l’édification da positivisme en montrant peut-être que l’encyclopédisme pharaonique de Panckoucke contribue à effacer la hiérarchie verticale entre les sciences pour la remplacer par une configuration horizontale. Au tournant des Lumières et du siècle positiviste, l’Encyclopédie méthodique montre, peut-être, que les nouveaux enjeux de l’épistémologie se situent aux frontières entre les disciplines et non plus dans des rapports de hiérarchie verticale entre elles.

    Édités par C. Blanckaert et M. Porret, les Actes da Colloque matérialiseront ensuite les résultats scientifiques du colloque en livrant au public le premier ouvrage spécialisé consacré à l’Encyclopédie méthodique.

    Une trentaine de conférenciers sont attendus à Genève. Renseignements: Michel Porret: porret@uni2a.unige.ch



    LOCUS IN FABULA. XVe COLLOQUE INTERNATIONAL DE LA SOCIÉTÉ DE LA TOPIQUE ROMANESQUE
    Appel à communication
    Paris - Ecole Normale Supérieure, 26-28 novembre 2001


    La nécessité d’une réflexion sur la topique des lieux romanesques a souvent affleuré dans les précédents colloques de la Société d’Analyse de la Topique Romanesque (SATOR). La recherche et des ouvrages récents lui donnent toute son actualité. Quels types de lieux pour quels types d’actions? En quoi les lieux (géographiques, architecturaux, naturels, urbains) contiennent-ils un programme topique induisant telle ou telle configuration romanesque? Un sous-genre romanesque se définit-il par sa distribution spatiale ou par sa gestion des lieux? Ou encore, du point de vue de la géographie de la fiction, peut-on définir un Atlas du roman d’Ancien Régime? Telles sont certaines des questions qu’on aimerait poser à l’occasion de ce colloque, et qui intéressent directement la réflexion de la SATOR, dans sa constitution d’un Thésaurus des topoi narratjfs du roman français avant 1800.

    Les propositions de communication sont à adresser avant le 15 mars 2001 à Nathalie Ferrand: Centre d’étude du XVIIIe, UMR 5050 — CNRS, Université Paul Valéry, route de Mende, 34000 Montpellier ou ferrand@ens.fr

 


    Annonce pour un Colloque sur: Le voyage princier au XVIIIe siècle
    (Lyon, 19-20 octobre 2001)

    Loin du voyage aventureux ouvert sur le pictoresque et tous les incidents qui fournissent matière aux anecdotes, le voyage princier se veut, au contraire, parfaitement préparé et même, souvent, obéissant à un rituel. L'imprévu, même s'il réussit toujours à s'introduire, en est a priori banni. C'est ce voyage que nous nous proposons en ce colloque d'étudier. A travers des supports textuels divers (gazettes, mémoires, correspondances, romans) ses acteurs, ses préparatifs, son déroulement, le rôle et l'importance qu'on lui attribue etc. seront des thèmes de réflexion possible.

Chantal THOMAS


    Appel à participation: Colloque autour des Van Loo: «Commerce textile, peinture et espionnage en Europe»
    (9-10 mars 2002, GRHIS UPRESA 6064 - CNRS, Faculté des Lettres, Université de Rouen)

    Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les Van Loo ont formé une puissante dynastie de peintres qui, avec leurs élèves, ont veçu de près la plupart des grands événements culturels de leur époque. En commençant juste après les guerres de religion aux Pays-Bas, ils ont fréquenté les ateliers de Vermeer et de Rembrandt et ensuite, ils ont écté associés à la vie des principales cours européennes du XVIIe au XIXe siècles. Les activités des Van Loo n'étaient pas limités à la peinture. Négocians et textiles agissant pour une des plus grandes maisons d'exportation lyonnaise sous Louis XV, Louis Michel Van Loo (1707-1771) était-il aussi également employé à des missions politiques?

    A partir de l'étude de Louis Michel Van Loo, l'objectif de ce colloque serait d'éclairer l'interdépendance des réseau intégrant artistes, commerçants et hommes à missions politiques et d'analyser les effets de ces activités sur la peinture.

    Organisation du Colloque:

    I. Le commerce textile, les peintres et la représentation du XVe au XVIIe siècle;

    II. L'étendue et le fonctionnement du commerce textile européen au XVIIIe siècle;

    III. Réseaux d'artistes, négoces, espions européens au XVIIIe siècle.

    Responsables: Jacques-Olivier Boudon, Alain Becchia, Christine Rolland.

    Participation: Contacter avant le 1er mars 2001 Christine Rolland, Le Mesnil, 76190 Allouville-Bellefosse, Tél. 02. 35.96.79.33
    e-mail: rolland.christine@wanadoo.fr


    La traduction romanesque au XVIIIe siècle
    (Metz, 30 septembre-1er octobre 2001)

    Appel à communication

    Les proposition de communication sur les traductions de romans aglais en français et de romans français en anglais sont à envoyer acompagnées d'un résumé d'une quinzaine de lignes (en français ou en anglais) à : Annie Cointre
    e-mail: cointre@zeus.univ-metz.fr
    ou à Annie Rivara, e-mail: rashriv@aix.pacwan.net

    Une bibliographie de traductions de romans anglais en français peut être consultée sur le site http://www.shall.univ-metz.fr (cliquer successivement sur UFR Lettres et Langues, Recherche, Centre d'Etudes de la Traduction, base de données).


    LA CULTURE DES VOYAGEURS À L'ÂGE CLASSIQUE

    (La Revue Française, University of Natal, Department of French, Private Bag X01, Scottsville 3209, République Sud-Africaine)

    APPEL À COMMUNICATIONS

    La problématique de ce numéro s'articule autour de l'article défini "des". Comment évolue l'idée de culture chez les voyageurs du seizième au dix-huitième siècles. De l'Angleterre à la Russie, de la Scandinavie aux Terres australes, comment se constitue le savoir? Comment se métamorphose-t-il ? Quelles sont les entreprises de célébration ou de fustigation de l'idée de culture ?

    L'ouvrage comprendra une bibliographie raisonnée, des résumés multilingues, un index locorum, nominarum. Des documents cartographiques et iconographiques pourront être insérés.

    Les propositions d'articles ou articles sont à faire parvenir au codirecteur de la publication : Dominique Lanni, 27 rue Philibert Roux, 89000 Auxerre, domlanni@yahoo.fr avant le 31 décembre 2000.

 


LES MAÎTRISES CAPITULAIRES AUX XVIIe ET XVIIIe SIÈCLES. DES INSTITUTIONS ENTRE SERVICE D'ÉGLISE ET STRATÉGIES SOCIALES

(Université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, 25 au 27 octobre 2001)

APPEL A CONTRIBUTIONS

    Le Centre d'Histoire "Espaces et Cultures" de l'Université Blaise-Pascal organise sur ce thème un colloque réunissant historiens et musicologues au Puy-en-Velay les 25, 26 et 27 octobre 2001.

    Les communications proposées devront s'inscrire dans l'un des cinq axes suivants :

    Institutions : formes d'organisation et de financement, catégories de musiciens, rapports sociaux internes et externes à la maîtrise, modes de régulation des conflits.

    Liturgies : déroulement des cérémonies, place et rôle des musiciens et des enfants de chœurs, répertoires et usages musicaux, rapports entre musique et liturgie.

    Réseaux : liens avec les autres maîtrises et avec les autres institutions musicales, circulation des musiciens, des facteurs d'orgue et des partitions.

Stratégies : recrutement et devenir des enfants de chœur, logiques familiales et sociales, contenus pédagogiques de la formation, carrière des musiciens.

    Rayonnement : place des maîtrises et de leurs musiciens dans les dispositifs religieux et civils de prestige, de sociabilité et de distinction, échos des divers manifestations.

Les propositions et demandes de renseignements doivent être adressées au Secrétariat du Centre d'Histoire "Espaces et Cultures, Maison de la Recherche, 4 rue Ledru, 63057 Clermont-Ferrand cedex 1.

e-mail. : chec@lettres.univ-bpclermont.fr


    BRITISH SOCIETY FOR EIGHTEENTH CENTURY STUDIES

    2001 CONFERENCE

    Oxford, 3-5 juin 2001

The 2001 conference of BSECS will be held at St John’s College, Oxford, from 3rd to 5th January, with plenary addresses by Lynn Hunt and Thomas Laqueur. We plan sessions on the book trade, satire, gender and the body, sexuality, colonialism, theatre, opera, classicism, revolution, aesthetics, economics, and biography, but these topics are not exclusive, and proposals for papers on any aspect of eighteenth-century culture, thought, or history will be welcome. Please send proposals for 25-minute papers, with a 100-200 word abstract, to J.Todd@uea.ac.uk.

Deadline 30 June.

 


    COLLOQUE ROUSSEAU ET LES ARTS VISUELS

    Univ. de Neuchaâtel (Suisse), Fac. des lettres, 20-23 septembre 2001

    A lire l’ouvrage de Philip Robinson, Rousseau’s Doctrine of the Arts (1984) ou la synthèse de Philippe Lefebvre, L’Esthétique de Rousseau (1997), on se rend aisément compte que le rapport de Jean-Jacques avec les arts visuels a échappé en grande partie aux critiques, alors que ses conceptions littéraires ou ses théories musicales ont été bien commentées. Est-ce dire que Rousseau a dédaigné les arts visuels ? Il y a là de quoi s’interroger, surtout quand on sait son souci de voir ses œuvres illustrées selon son goût et ses consignes. N’écrivait-il pas à Sophie d’Houdetot: "C’est toujours moi qui me chargerai de l’exécution des estampes comme j’ai fait à mes autres écrits afin qu’elles soient mieux" (5.12.1757). Son enthousiasme pour la gravure face à la peinture pose problème. Peut-on se demander si ses conceptions en la matière énoncent seulement l’idéal classique de l’imitation de la nature ou si elles sont contemporaines de celles d’un Diderot ? Les jugements qu’il porte sur ses portraits (La Tour vs Ramsay, par exemple) ou le soin avec lequel il sent le besoin de visualiser les décors, les mises en scène ou les perspectives demandent à être étudiés. Le rôle de la gravure dans la diffusion du livre au XVIIIe siècle est important et Jean-Jacques, qui "aime extrêmement les jolies estampes", se montre très sensible au sujet, pour autant que l’image, le décor, la gestuelle soient dynamiques et cinétiques et que l’imagination soit stimulée. Son regard sur Le Déluge universel de Poussin est révélateur à cet égard et pose la question essentielle de sa perception visuelle. D’ailleurs les 52 volumes de la Correspondance complète de Jean-Jacques Rousseau (édition Leigh) avec les excellents index établis par Janet Laming devraient permettre une approche interdisciplinaire.

    C’est pour tenter de répondre à cette problématique nouvelle que plusieurs UER de la Faculté des lettres de l’Univ. de Neuchâtel et l’Association Jean-Jacques Rousseau (Neuchâtel) proposent, à ceux qui s’y intéressent, un colloque qui s’organisera selon les thématiques suivantes alliant perspectives théoriques et analytiques:

    I. Art et société:

1. L’art et le luxe

      2. L’Architecture et l’art ornemental

    II. Puissance du visuel:

1. Perceptions visuelles et force de l’image

2. Théâtre et opéra (décor, mise en scène, pantomime)

3. Passion de la gravure

4. Rousseau et l’illustration de ses œuvres.

    Le colloque devrait permettre de situer par rapport à son temps l’attitude et les positions de Rousseau. Les projets de communication peuvent inclure des éléments de mise en contexte, par exemple relativement aux théories esthétiques de l’époque ou à l’histoire de la gravure d’illustration. Ces rencontres sont ainsi ouvertes aux échanges interdisciplinaires.

    Tout chercheur intéressé à participer à ce colloque peut proposer un sujet d’exposé à Frédéric Eigeldinger, Séminaire de français moderne, Université de Neuchâtel, 26, avenue du Premier-Mars, CH 2001 Neuchâtel.

    E-mail:

    frederic.eigeldinger@lettres.unine.ch


    GENRE ROMANESQUE ET CULTURE DE L’IMPRIMÉ

    Appel à Communication

    Eighteenth-Century Fiction sollicite des articles pour un numéro spécial (juillet 2002) sur le genre romanesque et la culture de l‘imprimé au dix-huitième siècle. Les manuscrits devraient nous parvenir avant le ler juillet 2001.

    Nous nous intéressons à tous les aspects de la culture de l’imprimé au cours de ladite période technologie historique du livre imprimeurs et libraires ; historique de la bibliographie ; périodiques traductions illustrations satires et caricatures journaux et pamphlets censure ; patronage ; bibliothéques circulantes ; évolution des poncifs piraterie littéraire.

    Eighteenth-Century Fiction, McMaster University, CNH 421, Hamilton, Ontario, Canada L8S 4L9; ecf@mcmaster.ca.

  


    L’ENCYCLOPÉDIE OU LA CRÉATION DES DISCIPLINES
    250e anniversaire de la parution du tome I de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert -
    Lyon, 28-30 juin 2001


    «... (le) point de réunion auquel on a rapporté les observations qu’on avait faites, pour en former un système ou de règles ou d’instruments, et de règles tendant à un même but (...) voilà ce que c’est que une discipline en général» (article ART, Diderot, p. 713b).

    Appel à communications

    L’objectif de ce colloque international est d’expliquer les fondements spéculatifs et les méthodes exposés par d’Alembert dans le Discours préliminaire du tome I de 1’Encyclopédie. Si la redistribution des savoirs opérait une destruction du point de vue religieux sur la Nature, elle comportait essentiellement pour effet de révolutionner l’éducation. Dans ce cadre, le rôle joué par les disciplines constitue la source déterminante pour ouvrir la voie à une nouvelle définition de l’humanité qui ne peut s’ancrer dans les mentalités sans une réforme de l’enseignement.

    Parmi les champs de recherche abordés, nous proposons de délimiter trois sections:

    Section 1 : La mise en disciplines du savoir. Cette section concerne toutes les modernisations opérées sur le savoir comme le passage de la représentation circulaire (enkyklos paidèia) en tableau (système figuré, systématique), la science comme totalité à décomposer, la revendication d’un ordre arbitraire mais nécessaire pour convoquer les sciences du réel (physico-mathématiques, histoire, chimie etc...).

    Section 2 : La mise en œuvre des facultés de l’entendement humain. Le développement d’une mentalité de rupture, l’invention d’une mécanique de la pensée, la mise en évidence d’un monde intelligible constituent les fondements pour une valorisation de la technique et une intégration des domaines artistiques en disciplines scientifiques. La création des disciplines, nées de l’entendement humain, se double de la mise en place d’une interdisciplinarité entre les sciences et les arts.

    Section 3 La révolution de l’enseignement. L’Encyclopédie va constituer un lieu de propagande des idées nouvelles, voire clandestines, sur l’enseignement et sur l’éducation des enfants. Les encyclopédistes sont souvent des grands précepteurs de l’époque comme Du Marsais, ou des professeurs comme Beauzée. Dans le même temps, apparaît avec d’Alembert la revendication de la liberté d’expression pour le savant en tant que chercheur scientifique à part entière. L’Histoire ou la Grammaire constituent les grandes disciplines de ces enjeux.

    C’est dans l’espace de la nouvelle localisation de l’ENS Lettres et Sciences Humaines à Lyon (Dr. Sylvain Auroux) que nous évoquons la révolution de l’enseignement sous les rapports entre la disciplinarisation des connaissances et l’interdisciplinarité entre les sciences mises en perspective dans l’Encyclopédie.

    Ce colloque est organisé par Martine Groult dans le cadre de l’UPRES-A 5037, "Institut d’Histoire de la Pensée Classique" (Dr. Antony McKenna) du CNRS. Les projets de communication devront rigoureusement respecter le thème proposé. Un résumé d’une demi-page comportant les références des textes utilisés doit être envoyé avant le 30 mai 2000 soit à l’e-mail: groult@ens-fcl.fr (si fichier joint version PC), soit à l’adresse postale Martine Groult, ENS Fontenay/Saint-Cloud, 31 avenue Lombart, 92260 Fontenay-aux-Roses.

    Programme prévisionnel

    JEUDI 28 JUIN

    Matinée 9h30-13h
    Accueil des participants et ouverture du Colloque
    Président de séance : Jacques Proust

    1/ Henri DUREL, Université Jean Moulin - Lyon 3
    François Bacon, père de l'Encyclopédie
    2/ Ellen MOERMAN, Londres (Angleterre)
    La structure anglaise des connaissances la Cyclopædia de Chambers
    3/Walter TEGA, Université de Bologne (Italie)
    Arbre des connaissances (Titre à préciser)
    (Pause)

    Après-Midi 14h30-18h30
    Président de séance : Daniel Teysseire
    1/ Michel MALHERBE, Université de Nantes
    L'Encyclopédie : Histoire et Tableau
    2/Mariafranca SPALLANZANI, Université de Bologne (Italie)
    Diderot et l' "histoire de la philosophie"
    (Pause)
    3/ Eliane MARTIN-HAAG, Université de Toulouse
    La question du 'génie' dans l'article Chimie de G.F. Venel

    19h-21h : Rencontre avec le Rectorat de la Ville de Lyon

    VENDREDI 29 JUIN

    Matinée 9h30-13h
    Président de séance : Michel Malherbe
    1/ Jacques PROUST, Université de Montpellier
    Du goût dans les arts mécaniques
    2/ Madeleine PINAULT SØRENSEN, Musée du Louvre, Paris
    Rôle et statut de l'image dans l'Encyclopédie
    (Pause)
    3/ Marie-Joëlle LOUISON LASSABLIÈRE, Université de Saint-Etienne
    Une discipline en gestation: l'orchestique
    (Repas)

    Après-midi 14h30-18h30
    Président de séance : Pierre-François Moreau
    1/ Marie LECA TSIOMIS, CNRS, Sorbonne Paris
    La langue et la grammaire dans l'Encyclopédie
    2/ Sylviane LÉONI, CNRS, UMR LIRE - Université Lumière Lyon 2
    La logique dans l'Encyclopédie
    (Pause)
    3/ Sylvain AUROUX, CNRS/ENS Lettres & Sciences Humaines Lyon
    La naissance de la grammaire générale

    20h: Soirée dans un restaurant lyonnais

    SAMEDI 30 JUIN

    Matinée 9h30-13h
    Président de séance : Sylvain Auroux
    1/ Paolo QUINTILI, Université de Rome 2 (Italie)
    Travail humain et sciences de la nature vivante dans l'Encyclopédie
    2/ Daniel TEYSSEIRE, Université de Caen
    La science naturelle, pratique et utile de la santé: l'hygiène
    (Pause)
    3/ David DIOP, Université de Pau
    La naissance de la science politique dans l'Encyclopédie
    (Repas)

    Après-midi 14h30-18h30
    Président de séance : Antony MacKenna
    1/ Encarnación MEDINA ARJONA, Université de Jaén (Espagne)
    Qualques répercussions de l'Encyclopédie en Espagne jusqu'à 1787 ou la formation d'une anthropologie éducative sur une base linguistique
    2/ Serge HEIDEN, CNRS/ENS Lettres & Sciences Humaines, Lyon
    Edition raisonnée de l'Encyclopédie numerisée
    Zina TUCSNAK, CNRS/INALF, Nancy
    Accès électronique à l'Encyclopédie: état de l'art
    (Pause)
    4/ Martine GROULT, CNRS/ENS Lettres & Sciences Humaines, Lyon
    L'enjeu du Discours préliminaire des éditeurs

    Discussion et ouverture des problématiques à partir d'une brève intervention de Nicolas VEYSMAN sur «Voltaire et d'Alembert encyclopédistes: deux regards sur le rôle de l'opinion dans l'histoire».

    Clôture du Colloque


    Le Dictionnaire Universel Raisonné des Connaissances Humaines de F.-B. De Felice
    (1770-1780)
    Potsdam, 6-8 septembre 2001

    Colloque international organisé par la Forschungszentrum Europäische Aufklärung (Potsdam), la Société suisse pour l'étude du 18e siècle (SSEDS/SGEAJ), la Fondation De Felice.

    L'Encyclopédie d'Yverdon, refonte protestante majeure de l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert, est au carrefour de plusieurs chemins de l'encyclopédisme européen de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Ainsi offre-t-elle l'occasion d'une réflexion interdsciplinaire sur ce mouvment, qu'elle permet d'envisager plus largement qu'en fonction du seul exemple français. Le colloque priviliégiera des approches centrées sur les pratiques et les représentations de l'encyclopédisme. Comme d'autres types de textes caractéristiques de la production littéraire des Lumières, les Encyclopdies témoignent d'une réflexion sur leur propre fonction pratique, voire critique en particulier sur les conditions et les objectifs de la transmission des connaissances, mais en chacune d'elles se laisse dire aussi un rapport particulier aussi bien avec les représentations nationales qu'avec la culture européenne et sa tradition scientifique. Ce n'est certes pas un hasard que De Felice s'érige contre la «domination» du modèle d'Encyclopédie des Parisiens !

    Le colloque poursuit deux objectifs:
    1/ Il permettra d'abord de faire le point sur ce qu'apportent les recherches les plus récentes menées sur l'Encyclopédie d'Yverdon, son éditeur et ses collaborateurs.;
    2/ il permettra aussi d'évaluer et de discuter ces résultats dans un cadre de recherche plus large, englobant d'autres formes de communication des connaissances (traités, mémoires académiques, abrégés, traductions, journaux etc.). Pour favoriser rapprochements et comparaisons, les initiateurs proposent d'envisager l'encyclopédisme dans une double perspective à la fois comme un mode de transfert des savoirs et comme un mode de traitement es discours. Par conséquent, les participant sont appelés à orienter leur réflexion du côté des pratiques rédactionnelles et éditoriales pensées en relation avec les représentations et les mécanismes de communication et d'échange d'une collectivité savante. Les écarts possibles entre les ambitions et la réalisation concrète fon partie des données à prendre en considération.

    Ce colloque, qui entend ainsi rapprocher les chercheurs qui travaillent sur les formes de communication des savoirs à l'époque des Lumières, contribuera d'abord à réevaluer l'importance et l'originalité de l'Encyclopédie d'Yverdon et du milieu qui l'a produite : partant à mieux comprendre l'encyclopédisme européen de la seconde moitié du XVIIIe siècle. D'un point de vue plus général, il apportera d'une part un élément de réflexion supplémentaire dans le cadre de la nouvelle approche des Lumières helvétiques que promeut la SSEDS/SGEAJ; et il constituera d'autre part un des volets des recherches projetées par le FEA sur les transferts de savoirs et les réseaux de communication à la fin de la République des Lettres et au début de l'âge des Nations.

    Les propositions de communication (avec un résumé du projet) sont à envoyer jusqu'au 20 décembre 1999 à l'une des deux adresses de contact indiquées ci-dessous. Au moment de réunir les propositions et de mettre au point un programme définitif et cohérent, la commission d'organisation décidera quelles sont celles qu'elle pourra définitivement retenir. Toute demande d'informations complémentaires peut être faite aux mêmes adresses.

    Responsable de l'organisation: Alain Cernuschi, Fac. de Lettres (Section de français), Univ. de Lausanne, BFSH2, CH-1015 Lusanne. E-mail: Alain.Cernuschi@frmod.unil.ch. Jens Häseler, Forschungszentrum Europäische Aufklärung, Gregor-Mendel-Str. 21/22, D-14469 Potsdam. E-mail: haeseler@rz.uni-potsdam.de.


Napoli, Palazzo Corigliano/Palazzo Serra di Cassano
5-7 Agosto 1999

Programma del Congresso e resoconto delle comunicazioni




The calls for papers archived here are collected from the cfp@english.upenn.edu mailing list.


Conferences, Workshops, etc. 


Philosophy Events General Centre for Philosophical Studies, King's College London. Current programme of events. Cambridge University, Moral Sciences. Club Programme. 

 


Updated (february 2001)
Updated (December 2000)
Updated (October 2000)
Updated (September 2000)
Updated (July 2000)
Updated (Mai, 2000)
Updated (April 2000)
Updated (December, 1999)

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