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a cura di Paolo Quintili, Carlo Cappa, Christophe Paillard |
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Convegni e seminari sulla filosofia moderna
Organisée par le CAMELIA et le CHRICC (Valenciennes, jeudi 11 mars 2004) Avec la participation de C. Albertan (l'article "Autorité politique"), S. Albertan-Coppola (Shaftesbury), 1. Bernet (Chambers), M. Grant-Descargues (Switt), B. Joly (l'empirisme anglais), Sandra Lasne (la philosophie baconienne et lockienne), R. Mankin (à préciser), A. Thomson (le matérialisme anglais). Contact: S. Albertan-Coppola (02 35 88 71 12), sylviane.albertan-coppola@wanadoo.com et M. Grant-Descargues (03 204749 85), madeleine.descargues@wanadoo.fr
La Société des amis des poètes Roucher et Chénier (SAPRAC) organise les 11 et 12 mars 2004, à Paris, un colloque sur Poésie et religion en France de 1715 à 1820: les propositions de communication (sur les poètes religieux catholiques ou protestants, sur tous les aspects des rapports entre la poésie et la religion au XVIIIe siècle) peuvent être adressées, avant le 15 février 2004, à Jean-Noël PASCAL, président de la SAPRAC, Il, place Didier Daurat, 31270 Cugnaux, courrier: imp.saprac@wanadoo.fr).
Colloque international du 250e anniversaire de la mort de La Chaussée et Destouches (1754-2004) organisé par Jean DAGEN et le Centre d'Étude de la Langue et de la Littérature Françaises des XVIIe et XVIIIe siècles (CELLF 17"IS" UMR 8599 du CNRS et de l'Université Paris Sorbonne Paris IV), avec la participation de la Comédie-Française.
Programme Jeudi 11 mars 2004 Salle des Actes, en Sorbonne 9h00 Ouverture du colloque par Jean DAGEN Professeur émérite Université Paris Sorbonne Paris IV "Idées reçues et réception " Catherine GIAPPICONI Université Paris Sorbonne Paris IV Retour sur quelques idées reçues Camille GUYON-LECOCQ Université d'Amiens Lanson, Nivelle de La Chaussée et la sensibilité lyrique Marie Emmanuelle PLAGNOL-DIÉVAL Université et IUFM de Créteil La Comédie nouvelle vue par Collé Yaël-Catherine EHRENFREUD Université Bar-Ilan La Chaussée et Destouches dans le Mercure et l'Année littéraire
14h00 " Autour de Destouches et La Chaussée" Alfonso SAURA SANCHEZ Université de Murcie La Fortune de Destouches et de La Chaussée en Espagne John DUNKLEY Université d'Aberdeen Maîtres et serviteurs dans le théâtre de Destouches Martial POIRSON Université Paris X Nanterre et Comédie-Française Comique et économique dans l'Œuvre dramatique de Destouches David TROTT Université Toronto Le théâtre non-officiel de Destouches et La Chaussée Jean DAGEN Univrsité Paris Sorbonne Paris IV Fontenelle, Marivaux et la comédie moyenne Vendredi 12 mars 2004, Amphithéâtre Louis Liard, en Sorbonne 9 h 00 " Poétiques croisées" Dominique QUÉRO Université Paris Sorbonne Paris IV De La Critique de l'École des Femmes à La Critique de La Fausse antipathie Gianni IOTTI Université de Pise Figures du pathétique chez La Chaussée et Voltaire Charlotte SIMONIN Université de Nantes De troublantes similitudes: La Gouvernante et Cénie Jean-Paul SERMAIN Université de la Sorbonne Nouvelle Paris III Nivelle de La Chaussée, rival ou disciple de Marivaux? Christian BlET Université Paris X Nanterre Échanges, influences et contrastes. La comédie anglaise
14 h 00 "Les registres de Destouches et La Chaussée" Eloïse LIÈVRE Université de Nice Le romanesque dans les pièces de Destouches Pierre FRANTZ Université de Paris Sorbonne Paris IV Le romanesque dans les pièces de La Chaussée François MOUREAU Université Paris Sorbonne Paris IV Le rapatriage: une comédie parade érotique Iona GALLERON-MARASESCU Université de Bretagne Sud La Chaussée et le " théâtre à la mode " Sophie MARCHAND Université Paris Sorbonne Paris IV Les jeux de l'ordre et du désordre: réflexion sur les intrigues de La Fausse antipathie et de Mélanide Françoise RUBELLIN Université de Nantes Destouches auteur forain: une expérience unique Projection de la captation des Philosophes amoureux de Destouches dans la mise en scène de Jean-Marie Villégier (Nantes, 2001)
Samedi 13 mars 2004 Studio-Théâtre de la Comédie-Française 99, rue de Rivoli - Galerie du Carrousel de Louvre, 75001 PARIS
10h00 " Dramaturgie de La Chaussée " Jean-Noël PASCAL Université de Toulouse II Regards sur l'unique tragédie représentée et imprimée de La Chaussée: Maximien Nathalie RIZZONI Université Paris Sorbonne Paris IV et CNRS Rire des larmes de La Chaussée: les parodies dramatiques Maria Grazia PORCELLI Université de Bari L'exposition dans les comédies larmoyantes de La Chaussée André BLANC Université de Paris X Nanterre Les " Écoles" chez Nivelle de La Chaussée et ses contemporains
14h00 "Du livre à la scène " Martine de ROUGEMONT lET, Université de la Sorbonne Nouvelle Paris III Les contours d'une Œuvre: les Œuvres choisies de La Chaussée Henri COULET Université d'Aix Marseille Le vers chez Destouches et La Chaussée Roselyne LAPLACE CNRS et Comédie-Française Destouches à la Comédie-Française Joël HUTHWOHL Conservateur, Bibliothèque Musée de la Comédie-Française Les représentations de La Chaussée à la Comédie Française LECTURE-SPECTACLE Extraits de Destouches et La Chaussée lits par les Comédiens Français Pour toute information complémentaire s'adresser au CELLF 17e-18e, 1, rue Victor Cousin, 75230 Paris cedex 05 ; Tél. 01 4046 25 34; Fax 01 4046 25 88 courriel: CELLF.17e-18e@paris4.sorbonne.fr
Comité d'organisation: Anna Bellavitis (Centre d'histoire sociale et culturelle de l'Occident, Univ. de Paris X-Nanterre), Gilles Bertrand (CRHIPA-Centre de recherche en histoire et histoire de l'art sur l'Italie et les Pays Alpins, Univ. Pierre Mendès France Grenoble 2), Albrecht Burkardt (RESEA, Univ. Lumière Lyon 2 ; responsable), Guillaume Gamer (ENS Lettres et Sciences Humaines de Lyon), Wolfgang Kaiser (Ul\1R TELEMMZ-Temps, Espaces, Langages, Europe Méridionale, Méditerranée, Univ. d'Aix-Marseille 1); Yves Krumenacker (RESEA, Univ. Jean Moulin Lyon 3). Les commerçants constituent, à l'époque moderne, l'un des groupes les plus marqués par la mobilité: leur métier même l'imposait. Aussi les voyages des marchands ont-ils fait l'objet de nombreuses recherches menées par les spécialistes d'histoire économique, notamment en vue d'une meilleure connaissance des réseaux et des modes de fonctionnement du grand commerce. D est clair toutefois que l'intérêt que présente l'activité itinérante des marchands ne se limite pas à ces derniers phénomènes; le marchand itinérant, c'est aussi un intermédiaire culturel. Le colloque veut contribuer à une meilleure compréhension de cette dernière dimension des expériences et des "fonctions" du commerçant voyageur: au lieu d'isoler les motifs ou données économiques, il entend les intégrer dans une histoire culturelle de la pratique en question. Deux domaines d'études sont principalement envisagés: l'expérience du "monde" (de l'étranger), et l'expérience religieuse. Dans le premier domaine, l'interrogation concerne tout d'abord les conditions (matérielles, diplomatiques, " sociables") du commerçant voyageur dans son entourage étranger. De telles analyses impliquent (et mènent ainsi à) celle des perceptions du commerçant itinérant; perceptions de la part de tiers, des populations autochtones, mais perceptions aussi du marchand lui-même. Comment ce dernier perçoit-il le monde qui l'entoure, et comment conçoit-il ses voyages? L'objectif commercial l'emporte-t-il sur toutes sortes d'autres motivations possibles, ou a-t-il, et sous quelles formes, conciliation entre les différents motifs? L'analyse aboutit ainsi à celle des échanges culturels dont le commerçant se fait porteur. Quel impact la présence de ce dernier a-t-elle sur les communautés autochtones; de quelle façon le marchand contribue-t-il à la transmission des valeurs, des savoirs? Des interrogations analogues s'imposent quant au deuxième domaine envisagé. Quels sont les liens possibles entre les objectifs commerciaux et le domaine religieux? Y a-t-il eu des marchands pèlerins, par exemple, et comment ce genre de personnes perçoivent-elles leur activité itinérante? Les argumentations théologiques peuvent-elles aider à légitimer les entreprises commerçantes, ou, inversement, de quelle façon ces dernières influent-elles sur les premières? Mais l'interrogation concerne également les conflits possibles entre le commerce et les "données" religieuses. Qu'en est-il en particulier des marchands transgressant les frontières de cette nature - que ce soit à l'intérieur des confessions chrétiennes ou en pénétrant des pays dominés par d'autres religions, tel l'islam ? La problématique du colloque étant peu explorée, celui-ci n'entend pas limiter outre mesure le cadre géographique et chronologique des interventions: est donc envisagée, comme "terrain de départ ", une Europe dont l'épicentre pourrait être le triangle France-Italie-Empire Germanique ; de même, une époque moderne au sens large, depuis la fin du Moyen Age jusqu'au XVIIIe siècle. Pour débattre de ces questions, il a été fait appel à un grand nombre de chercheurs internationaux (plus de la moitié viennent de l'Italie, de l'Allemagne et des pays anglo-saxons). Une section particulière sera consacrée au cas lyonnais. Interventions portant sur le XVIIIe siècle. Le colloque étant organisé de façon thématique, chaque journée comportera des communications sur le XVIIIe siècle. - Guillaume Garner (ENS de Lyon): "Commerce et mobilité dans la littérature administrative et marchande au XVIIIe siècle en Allemagne " - Samuel Fettah (TELEMME, Aix-Marseille): "Les marchands livournais vus par l'administration florentine au XVIIIe siècle " - Evelyne Oliel-Grausz (Université Lumière Lyon 2), "Communication et circulation de l'information: le cas de la diaspora judéo-séfarade, XVIIe-XVIIIe siècles " - Françoise Bayard (Université Lumière Lyon 2) : "Le marchand en soie Carret et l'Europe" - Serge Chassagne (Université Lumière Lyon 2): "Un marchand en soie catholique dans l'Europe du XVIIIe siècle" - Stefano Villani (Università di Pisa): "La storia religiosa della comunità inglese di Livorno (XVII-XVIII secolo)" - Simona Cerutti (EHESS, Paris) : "Marchands étrangers/marchands calvinistes au Piémont au XVIIIe siècle" - Arnaud Bartolomei (Université de Provence) : "La colonie française de Cadix à l'époque révolutionnaire" - Yves Krumenacker (Université Jean Moulin Lyon 3) : " Des négociants protestants dans la France catholique du XVIIIe siècle ". Pour toute information: Albrecht.Burkardt@univ-lyon2.fr, dpt.crhipa@upmfgrenoble.fr.
Le XVIIIe siècle est ordinairement décrit comme celui de la naissance de l'individu modeme. Mais quelles sont les implications de cette affirmation du sujet pour le statut des objets, ces choses qui lui sont extérieures et qui sont inanimées? Que le siècle des Lumières ait été à la fois celui d'une promotion (philosophique, morale, esthétique...) de l'objet et d'un foisonnement d'objets de toutes sortes, il suffit de songer à L'Encyclopédie et aux planches qui l'accompagnent pour s'en convaincre. Mais cette promotion n'intéresse pas seulement le champ historique ou philosophique. Concernant le champ esthétique, des travaux récents ont su mettre en lumière ce qu'on pourrait appeler un nouveau " théâtre des objets ", que ce soit pour la peinture (René Démoris, Chardin. La Chair et l'objet, Paris, 1991) ou encore pour le roman (Henri Lafon, Les Décors et les choses dans le roman français du XVIIIe siècle, Oxford, 1992). Faut-il rappeler aussi que, dans le domaine du théâtre, l'invention du " drame sérieux " et la théorie de l'espace scénique qui l'accompagne impliquent un statut radicalement nouveau de l'objet théâtral? L'espace de la représentation semble donc de plus en plus envahi au cours du siècle par de multiples objets, dont l'être ne saurait évidemment se résorber dans une pure fonctionnalité et qu'on ne saurait interpréter non plus, dans une perspective étroitement historiciste, comme les simples signes avant-coureurs de l'avènement d'une esthétique "réaliste". Si l'émergence de l'objet au XVIIIe siècle a donné lieu à des mises au point ponctuelles remarquables, il reste donc à envisager cette mutation, qui touche à tous les domaines du champ esthétique et littéraire, dans toute son ampleur et dans toutes ses implications. Comment se définit l'objet dans la littérature et l'esthétique du XVIIIe siècle? Comment le désigne-t-on puisque le mot objet s'applique encore à cette période généralement à tout ce qui s'offre au regard? Faut-il distinguer les objets par leur genre, leur type (objets techniques, objets d'art, de décoration...), leur mouvement ou leur fixité? Quels sont leurs différents modes d'apparition dans la littérature et les arts visuels (objets contemplés, utilisés, maniés, ingérés, sacralisés...) ? Peut-on discerner des régimes textuels spécifiques de l'objet en fonction des différents genres (qu'en est-il du statut de l'objet dans le conte de fée, par exemple ?). Telles seront, parmi bien d'autres, quelques-unes des questions qui seront abordées au cours de ces journées. Les participants aux deux journées d'études des 29 et 30 avril 2004 sont les suivants: Jacques Berchtold, Université de Paris III (sous réserve). Florence Boulerie, Université de Bordeaux III Fabienne Brugère, Université de Bordeaux III Cécile Cavillac, Université de Bordeaux III Anne Defrance, Université de Bordeaux III René Démoris, Université de Paris III Aurélia Gaillard, Université de Bordeaux III Caroline Jacot Grapa, Université de Cergy Pontoise. Henri Lafon, Université de Paris III Christophe Martin, Université de Bordeaux III Catherine Ramond, Université de Bordeaux III Alain Sebbah, Université de Bordeaux III Jean-Paul Sermain, Université de Paris III Les actes de ces journées seront publiés dans la revue Lumières. Pour toute information complémentaire, prière de contacter Catherine Ramond (catherine.ramond@wanadoo.fr) ou Christophe Martin (cwmartin@noos.fr).
Ce colloque est l'émanation des activités de 1'" axe" de recherche " Les lumières et la philosophie française " (resp. Jean-Claude Bourdin), au sein du CRHIA, et des travaux que le centre a développés depuis plusieurs années sur divers aspects de l'Idéalisme allemand. Le premier objectif de ce colloque est d'examiner de quelle façon l'Idéalisme allemand a "reçu" les Lumières philosophiques. Cette question se justifie parce qu 'historiquement les philosophes de l'Idéalisme allemand eurent à s'"expliquer " avec Kant, c'est-à-dire avec une interprétation des Lumières, elles-mêmes réfractées par le prisme de la Révolution française, ou comprises comme phénomène culturel caractéristique de la "modernité" européenne et de ses difficultés politiques, religieuses et philosophiques. La "réception" en question doit s'entendre dans toute sa complexité: - Il est indispensable de tenter d'identifier les différences que l'Idéalisme allemand a effectuées entre les Lumières (françaises), The Enlightenment et l'Aufklärung: ces différences engagent en effet une conception des Lumières qui articule pensée théorique et ancrage national; - Il s'agit de repérer les moments (années, œuvres, querelles, etc.) qui ont marqué la reprise de certains thèmes ou de certains concepts provenant des Lumières ou de l'Aufklärung ; - Il sera question d'analyser dans les grands textes des idéalistes la présence (avec modification, inflexion, transformations radicales) de certains concepts ou thèmes des Lumières; - Il faudra enfin, faire apparaître les points qui marquent une rupture de l'idéalisme avec les Lumières. Cette rupture, dont il reste à mesurer la nature, a continué d'exercer ses effets dans la tradition philosophique européenne, dans la mesure où l'idéalisme allemand a pu passer pour une remise en cause d'un mode de philosopher auquel les Lumières avaient attaché leur nom. Pour le dire brutalement, si l'idéalisme allemand a su réaffirmer la vigueur et la rigueur de la pensée métaphysique (sous des formes variées, il est vrai), les Lumières ont passé et passent encore pour une forme de philosophie plus attachée à l'empirisme, en tout cas pour un refus de la métaphysique. Ce colloque pourrait donc se comprendre, assez classiquement, comme si les Lumières avaient été soumises au "tribunal" de l'idéalisme. Mais, dans un deuxième temps, il sera intéressant de se demander ce qui, des Lumières, a "résisté" à la réception critique de l'idéalisme ou a continué en son sein à faire problème: on peut penser en particulier à l' " empirisme ", précisément, si l'on confronte la lecture de Hegel et celle de Schelling, bien plus accueillante à cet égard. Ainsi l'examen de ce que l'idéalisme n'a pas su, ou voulu reconnaître dans la pensée des Lumières, peut-il conduire à construire des confrontations thématiques et conceptuelles et non plus seulement historiques. Par exemple, il est fructueux de lire certains auteurs allemands en les interrogeant à partir de philosophes des Lumières et de les soumettre à la critique de ce qu'ils avaient jugé, peut-être un peu vite, dépassé ou critiqué par eux. Cette orientation non historiciste du colloque visera à dégager les textes et les théories de leur contexte historique et à établir une confrontation critique ou polémique entre auteurs appartenant aux deux " traditions" : l'idée de la "science" et d'" encyclopédie philosophique ", l'idée de "philosophie de l'histoire", l'idée de " culture", l'idée de " sécularisation" ou de " laïcisation", les rapports de la foi et l'entendement, de la religion et de la philosophie, etc. L'ambition de ce colloque est de contribuer, au-delà de sa visée historique, qui est celle des axes de recherche du CRHIA, de réévaluer un moment de la pensée et de la culture européenne, saisie dans ses représentants philosophiques les plus décisifs. Il restera à chacun de mesurer de quel héritage, peut-être en partie conflictuel, notre présent philosophique est constitué et quel usage il peut en être fait pour affronter les questions qui sont celles de notre temps, fidèles en cela à ce que visèrent les philosophes des Lumières et les grands spéculatifs de l'idéalisme allemand. LISTE DES PARTICIPANTS ET DES COMMUNICATIONS BIENENSTOCK Myriam: Rousseau dans l'Aufklärung (provisoire) BINOCHE Bertrand: Fichte, non-lecteur de Rousseau: le contrat social à l'aube de l'idéalisme BOURDIN Jean-Claude: Sécularisation française et sécularisation allemande selon Hegel BOUTON Christophe: L'antinomie de l'histoire, des Lumières à l'idéalisme allemand BRUGERE Fabienne: Ce que la beauté fait à l'empirisme CASTILLO Monique: Le concept kantien de culture d'une point de vue cosmopolitique CERUTTI Patrick: La religion de l'esprit. Schelling face à la "figure sublime" de Lessing DUFLO Colas: Kant et le problème de la métaphysique des Lumières GERARD Vincent: La mathesis universalis dans les Aufklärung et l'Idéalisme allemand GODDARD Jean-Christophe: L'ordre du monde selon Rousseau et Fichte GOUBET Jean-François: Le syllogisme de Leibniz à Hegel GUIBET-LAFAILLE Caroline: La problématique du goût et du jugement esthétique des Lumières à l'Idéalisme allemand LE RU Véronique: Le moi multiple, de Diderot à Hofmannsthal MARMASSE Gilles : titre à déterminer POLITIS Hélène: Kant, Jacobi et Hegel ROUX Alexandra: titre à déterminer SALAÛN Franck: La lecture foucaldienne de "Qu'est-ce que les Lumières?" de Kant SCHNELL Alexandre: La critique de la raison pure implique-t-elle la ruine de la métaphysique? (Kant, Heidegger, Fichte) STANECK Vincent: Schopenhauer et le matérialisme VIEILLARD-BARON Jean-Louis: Interprétation du rapport foi-entendement dans la conception hégélienne des Lumières VINCENTI Luc: Du législateur au public éclairé: l'histoire du progrès politique chez Rousseau, Kant et Fichte WASZEK Norbert: La réception allemande des Lumières écossaises ZARKA Yves-Charles: Qu'est-ce que les Lumières? de Kant CESA Claudio: titre à déterminer DEPRE Olivier: titre à déterminer HOBSON Marian: titre à déterminer LOSURDO Domenico: Hegel et le libéralisme par rapport aux Lumières MENSCHING Günther: titre à déterminer VALENZA Pierluigui: Les Lumières comme eudémonisme Le colloque se tiendra à la Maison des Sciences de l'Homme, Avenue du recteur Pineau, Poitiers. Renseignements, contacts: Jean-Claude Bourdin: jean.claude.bourdin@univ-poitiers.fr ; département de philosophie, 8, rue René Descartes, 86022 Poitiers cedex.
Organisé par le Professeur Pol Dupont de la Faculté des Sciences de l'éducation de l'UMH et Michel Termolle du Département pédagogique de la HEPHO, ce colloque propose une réflexion articulée autour de la question de la praticabilité, de l'exécution et de la faisabilité des "rêveries d'un visionnaire de l'éducation ", comme se déclarait lui-même le philosophe genevois Jean-Jacques Rousseau. Les volets suivants seront envisagés: ethnologie, pédagogie, philosophie, psychologie et sociologie. En vue de structurer ces journées d'échanges, nous proposons ci-dessous un bref descriptif de trois axes de réflexion autour desquels s'organiseront les propositions de communications. — Axe 1 : une éducation praticable pour une école dynamique — Axe 2 : de la praticabilité de l'Émile de Jean-Jacques Rousseau au XXI" siècle — Axe 3 : les écoles alternatives et leurs pratiques Les communications en français seront de 30 minutes allouées à chaque participant Pour nous signifier votre intention de présenter un exposé à ce colloque, veuillez nous transmettre les informations suivantes avant le premier janvier 2004 : Nom, prénom, titre, fonction et ancrage institutionnel (adresse, E-mail, téléphone, fax). Le titre de votre communication ainsi qu'un résumé d'environ 100 mots (sujet et problématique abordés). Pour nous signifier votre intention de participer comme auditeur à ce colloque, veuillez nous transmettre les informations suivantes: Nom, prénom, titre, fonction et ancrage institutionnel (adresse, E-mail, téléphone, fax). Pour de plus amples informations, n'hésitez pas à nous contacter. Pol DUPONT Pol.dupont@umh.ac.be — Fax 00 32 65 37 30 54 jean.jacques.rousseau@skynet.be <mailto: jean.jacques.rousseau@skynet.be , Michel TERMOLLE : Michel.termolle@skynet.be FAX 00 32 65 22 93 11.
JOURNÉES
D'ÉTUDES SUR LES DIALOGUES L'équipe Rousseau de l'UMR 8599 du CNRS animée par Tanguy L'Aminot, organisera le samedi 27 mars 2004, à la Sorbonne, sa troisième " journée Rousseau " consacrée cette fois au thème: " Langage des Dialogues ". Pour tous renseignements et propositions, écrire à T. L'Aminot, 88, rue de Montmoreau, 16000 Angoulême (tanguy-l'aminot@netcourrier.com). Journée d'étude des dix-huitiémistes à l'intention des étudiants d'agrégation sur Les Dialogues de Jean-Jacques Rousseau. Date: Vendredi 28 mai 2003 Organisation: Paris 3 - Paris 7 - Université de Genève. Lieu: très probablement à la Sorbonne. Participants: Yannick Séité (Paris VII); sans doute Martin Rueff (Paris VII) ; Alain Grosrichard (Université de Genève); sans doute Gauthier Ambrus (Université de Genève); Jacques Berchtold (Paris III) ; Erik Leborgne (Paris III). (Invités pressentis : Jean-François Perrin et René Démoris). SÉMINAIRES DE
L’ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE LETTRES ET SCIENCES HUMAINES 1) "L'Antiquité des modernes (XVIIIe siècle)" (Catherine Volpilhac-Auger), le jeudi de 16 h 30 à 19 h 30, deux séances par mois au premier semestre, à partir du 9 octobre. On étudiera certaines figures mythologiques, mythiques et historiques dans la littérature française (Sapho, Alexandre, Alcibiade); la traduction des auteurs anciens, du XVIIe au XXe siècles (Virgile, Eschyle) ; l'inspiration antique chez quelques auteurs des XVIe, XVIIIe et XIX" siècles (Fénelon, Diderot, Rousseau). 2) "L'écriture de l'histoire, XVIIe-XIXe siècles" (C. Volpilhac-Auger, en collaboration avec M. Rosellini et S, Mombert), le vendredi de 11 à 13 heures, deux séances par mois, 1er et 2e semestres, à partir du 24 octobre. Après avoir examiné en 2002-2003 la représentation de la parole dans les textes historiques, le séminaire s'intéressera en 2003-2004 à la question du biographique en histoire: comment détermine-t-il la conception de l'histoire et son écriture? Quels sont les caractères déterminants d'une " vie" (on se reportera aux modèles des vies de saints et des éloges, et bien sûr au canon que représentent les Vies parallèles de Plutarque, texte dont la nature " historique" est justement problématique)? L'écriture biographique suppose ou instaure l'unité d'un personnage, pose ou déplace les limites du privé et du public autrement dit crée des catégories d'analyse qui, structurant notre connaissance du passé et notre lecture de l'événementiel, ont fini par nous devenir invisibles. Mais surtout elle repose sur une conception implicite de l'action humaine et individuelle sur la société; elle détermine donc sinon une philosophie, du moins une vision de l'histoire. L'interrogation sur le biographique en histoire portera donc d'abord sur un genre abondamment illustré de l'Antiquité jusqu'à nos Jours, mais aussi sur ses implicites et ses présupposés. 3) Images et imaginaire de la Bastille en littérature (1600-1788) (Catherine Volpilhac-Auger et Michèle Rosellini) le jeudi de 14 à 16 h, une séance par semaine, 1er et 2e semestres, à partir du 9 octobre. À travers les représentations
littéraires de la Bastille (le corpus pourra
éventuellement être étendu aux
représentations iconographiques), on étudiera l'image
d'un "lieu de mémoire" fantasmatique, qui a tenu une place
particulière en littérature nombre d'écrivains
célèbres, de Bussy-Rabutin à Sade, de Voltaire
à Mirabeau, y ont été détenus: honnie,
désignée comme l'expression même de l'arbitraire
d'Ancien Régime, la Bastille est aussi un haut lieu de
création littéraire. Sa valeur symbolique permet
d'explorer l'histoire des représentations, tout en permettant un
travail d'analyse proprement littéraire, sur les textes qu'elle
a suscités, mémoires, correspondances, pamphlets. Ce
séminaire-atelier se donne comme objectif l'élaboration
d'un ouvrage collectif: constitution d'un corpus de textes, avec
présentation générale et commentaire et
bibliographie commentée. Le travail, qui se fera en petits
groupes, consistera à en suivre la réalisation
jusqu'à la phase finale d'édition. CRITIQUE, CRITIQUES AU 18e
SIÈCLE Nous organisons un colloque à l'université d'Exeter, GB, du 21 au 23 septembre 2004, le quatrième dans la série de colloques sur le dix-huitième siècle français. L'objet du colloque est de permettre un regard sur l'influence de la critique sur les productions littéraires et artistiques de l'époque - et aussi de mieux connaître les critiques eux-mêmes - étaient-ils/elles aussi écrivains ou artistes ou vivaient-ils/elles simplement en marge de la société artistique? Et quels étaient leurs rapports avec les journaux et périodiques qui publiaient leurs textes? Il nous semble que la critique prend de plus en plus d'importance au cours du siècle; y-a-t-il une évolution que l'on peut discerner? La critique devient-elle, peu à peu, une forme artistique à part entière? Les propositions de communication (résumé bref, 300 mots, avec titre précis de l'intervention) doivent être adressées avant le 30 septembre 2003 à Malcolm Cook, Professer of Eighteenth-Century French Studies, Department of French, The University of Exeter, EX4 4QH (m.c.cook@exeter.ac.uk ). Toutes les communications seront en français. Malcolm Cook, Deputy Vice-Chancellor, Professor of Eighteenth-Century French Studies, Chair, MHRA, School of Modern Languages, Queen's Building, The University of Exeter, Exeter, EX44QH Tél./Fax: 01392 264231.
COLLOQUE INTERNATIONAL COLLOQUE ORGANISE PAR l'UMR LIRE CNRS n° 5611 (POLE UNIVERSITÉ STENDHAL-GRENOBLE 3), EN COLLABORATION AVEC LA VOLTAIRE FOUNDATION ET LA SEV (SOCIÉTÉ DES ÉTUDES VOLTAIRIENNES) Comité scientifique: Nicholas Cronk (Oxford, Voltaire Foundation), Simon Davies (Queens University, Belfast) ; J. Patrick Lee (Barry University, Floride, USA), Christiane Mervaud (Université de Rouen), José Michel Moureaux (Université de Caen), Jean-François Perrin (Université Grenoble III), Jochen Schlobach (Université de la Sarre, Saarbrück), Jeroom Vercruysse (Université libre de Bruxelles). Comité d'organisation: Christophe Cave (Université Stendhal-Grenoble 3, UMR LIRE), Simon Davies (Queen's University of Belfast). Ce colloque a pour objet d'évaluer la constitution historique de l'image voltairienne à partir des discours biographiques sur Voltaire (et de Voltaire). Aujourd'hui qu'a paru la grande biographie érudite dirigée par René Pomeau (et alii), Voltaire en son temps, et que nous sommes riches des analyses sur les formes du discours biographique à la fin du XVIIIe siècle (J. Claude Bonnet) ou de leur signification historique ou idéologique (Daniel Roche, Éric Walter, J.-M. Goulemot, G. Benrekassa), il est important de s'interroger plus globalement, à la fois théoriquement et spécifiquement, sur les formes du champ biographique voltairien et de ses enjeux. Quel en est le corpus, quelles en sont les modalités, quelle en est l'histoire, quelles en sont les significations? Il s'agit d'évaluer les "vies de Voltaire", dans leur dynamique, jusqu'aux représentations actuelles, assez isolées d'ailleurs pour nous poser encore la question de la pérennité de cette icône... Problématique: Avec ses Mémoires pour servir à la vie de Monsieur de Voltaire, et surtout son Commentaire historique sur les œuvres de l'auteur de la Henriade (1776), Voltaire a en quelque sorte été son premier biographe. Une décennie plus tard, Duvernet puis Condorcet publient leurs "Vie de Voltaire ", avant des dizaines d'autres - dont celles des "secrétaires" : Collini, Longchamp et Wagnière) - et après les quelques volumes de "Mémoires" et d'"Anecdotes" sortis après la mort du grand homme. Tels peuvent être les premiers jalons d'une histoire du discours biographique sur Voltaire, de ses formes et de ses enjeux. On s'intéressera alors à la diversité formelle de ce discours biographique, qui se constitue historiquement en concurrence ou en complémentarité avec le discours d'éloge, les ana, et les propres discours autobiographiques de Voltaire. Par ailleurs, on interrogera le rapport entre biographie et correspondance, ou entre récit de vie et œuvres complètes. Au-delà, l'intérêt pour la vie de Voltaire – vie d'un "homme de lettre", vie d'un "grand homme ", vie privée – prend aussi appui sur un ensemble de représentations qu'il est important de pouvoir intégrer à une réflexion globale sur cette question: recueils de lettres publiés de son vivant, récits de visiteurs, représentations picturales, rubriques dans la presse, œuvres littéraires ou pamphlets. Enfin, ces "récits de vie" engagent de toute évidence une "idéologie" (la plupart des biographes des XVIIIe et XIXe siècle se situent dans un champ idéologique: philosophes/antiphilosophes/voltairiens/antivoltairiens, etc, selon des oppositions reconduites ou déclinées selon les moments de l'Histoire) ainsi qu'une idéologie du récit (une conception de la "vie privée" d'un homme de lettres et de la biographie en général, à situer historiquement). Ce colloque, qui ne se veut pas étude de réception, devrait ainsi permettre de cartographier et de mettre en perspective les différentes formes de représentations, en fonction des différents supports, des époques et des enjeux. Axes: Trois axes peuvent être retenus parmi les nombreuses pistes de réflexion possibles: 1° Peut-on tracer une histoire du discours biographique sur Voltaire, de ses formes et de ses enjeux? Quel rapport le biographique entretient-il avec tous les modes de représentation de Voltaire: recueils d'ana, rubriques de presse ou des Mémoires secrets, dialogues des morts, récits "des ombres" ou écrits depuis les "Champs Elysées ", jusqu'aux "biographèmes" et aux discours "méta-biographiques" disséminés dans les correspondances; mais aussi représentations fictives et plastiques (par exemple Huber)? On pourra s'interroger sur la nature et le rôle des anecdotes. On pourra aussi comparer quelques grands éléments biographiques (récit d'enfance, exils, voyages, place des femmes ou des amis, Prusse, Ferney, retour à Paris, etc) ou quelques grands stéréotypes (Voltaire menteur, le rire de Voltaire, le "vrai Voltaire", le versatile ou le contradictoire, le patriarche, etc) afin d'en déterminer la dynamique. Les discours des secrétaires, ou ceux des ennemis, ou encore des hagiographes peuvent donner lieu à des études monographiques ou sérielles. La perspective formelle et historique peut encore nourrir des réflexions sur le traitement de l'image voltairienne lors des centenaires (1878, 1978), ou plus généralement sur le sens de l'icône voltairienne dans la pensée, la société et la sphère littéraire à un moment donné de l'Histoire. Dans une certaine mesure, la comparaison avec les biographies issues d'autres pays (Angleterre, Allemagne, Italie, Espagne) ou les biographies d'autres écrivains (Rousseau en particulier) peut être éclairante. 2° De quelle nature sont les liens entre le discours biographique sur Voltaire et les représentations de soi par Voltaire lui-même; tant dans sa correspondance que dans ses textes "autobiographiques" (Mémoires..., Commentaire historique...) ? Quelle conscience Voltaire a-t-il de ce type de représentation - à rapporter aussi à sa propre pratique de la biographie (historique en particulier) et à sa critique des "vies" ou "mémoires authentiques" (de Mme de Maintenon, de Christine de Suède, de Ganganelli, etc) ? 3° Quel sens peut avoir aujourd'hui la représentation et la Vie de Voltaire: biographie érudite ou de vulgarisation, dans les manuels scolaires, au théâtre ou mise en film? Date limite d'envoi des propositions de communication: 31 décembre 2003, Contact: Christophe Cave, 11, rue Pouteau, 69001 Lyon – christophe.cave@ee.fr ou Yvette Chiffre (Université Stendhal-Grenoble 3), UMR LIRE, BP 25 - 38040 Grenoble cedex 9 - yvette.chiffre@u-Grenoble3.fr - Tél/Fax: 33 (0) 476824147.
ÉCRIRE LA
CATASTROPHE AU XVIIIe SIÈCLE À partir d'un travail en cours sur la grande peste de Marseille de 1720 et à l'occasion du 250e anniversaire du tremblement de terre de Lisbonne, le Centre d'étude du XVIIIe siècle de Lyon (UMR LIRE) propose une réflexion plus large sur l'idée de catastrophe au siècle des Lumières, avec la collaboration de l'Université de Genève. On prendra " catastrophe" dans une acception délibérément anachronique qui comprend en partie celles de "désastre" et de "calamité": un événement naturel inattendu, même s'il peut être récurrent, qui, dans un temps limité, bouleverse toutes les classes d'une société (séisme, éruption, inondation, incendie, épidémie...). Moins "fin malheureuse" que commencement, la catastrophe ainsi entendue est d'abord productrice de désordre mais aussi d'un nouvel ordre, celui du discours, que l'on pourra aborder selon trois axes: la circulation de l'information (officielle ou non) ; les représentations (immédiates ou différées) ; l'explication et l'exploitation idéologiques. Les propositions de communication sont à envoyer à Anne-Marie Mercier-Faivre : mercier-faivre@wanadoo.fr ou à Chantal Thomas: chantal.thomas4@wanadoo.fr.
LA COMMUNICATION MANUSCRITE
A L’ÉPOQUE MODERNE Le réseau dispose d’une adresse électronique
commune: Les activités du réseau seront annoncées
sur les sites Web Objet d’étude et problématique Ce projet porte sur le rôle de la communication manuscrite – lettres et manuscrits savants et philosophiques – dans la constitution de la République des Lettres et dans la formation de l’esprit philosophique en Europe à l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles). Les échanges qui se développent d’un bout à l’autre de l’Europe par le moyen de l’écriture manuscrite (correspondances de professionnels de la pensée ou d’ intermédiaires culturels plus ou moins patentés, manuscrits philosophiques hétérodoxes, projets politiques confidentiels...) sont l’un des principaux moyens et aussi le premier témoin de l’innovation intellectuelle et des résistances qu’elle rencontre. C’est un phénomène européen qui marque profondément l’histoire culturelle de l’époque moderne. Ce projet est donc européen par son objet même et il exige une équipe organisée en réseau européen pour le réaliser à cause de la dispersion des sources et des différentes langues employées. Dans le cadre de ce projet, nous étudierons les réseaux de correspondance et la diffusion de manuscrits dans l’Europe en formation entre les grands humanistes du XVIe siècle, les grandes figures scientifiques des XVIIe et XVIIIe siècles, aussi bien que les réseaux des huguenots réfugiés et des intellectuels protestants, des ordres et groupes religieux, des francs-maçons, des philosophes et libres penseurs, des érudits et amateurs de livres, des libraires-imprimeurs et journalistes. Ces correspondances constituent une source immense et peu exploitée pour l’étude de la circulation des idées, des livres et des personnes dans la République des Lettres, permettant de prendre en considération les relations entre sociabilité, culture et production intellectuelle et les rapports entre les différents moyens d’échange et de communication. Les réseaux s’étendent au-delà des frontières religieuses et politiques: ils sont européens et cosmopolites, et ils constituent le terrain privilégié de l’émergence de l’espace public et de l’évolution des idées religieuses et philosophiques au cours de l’Age classique. En effet, ces correspondances sont les coulisses de la culture européenne de l’époque moderne: elles révèlent le contexte social et intellectuel des grands événements culturels, elles témoignent de la création, de la diffusion et de la réception des ouvrages de controverse et d’apologétique, des pamphlets politiques, des traités philosophiques et scientifiques, des travaux d’érudition; elles nourrissent la presse périodique. Elles mettent en évidence les conditions sociales et les pratiques de la sociabilité qui caractérisent les réseaux et président à la circulation des ouvrages et des idées: relations commerciales et échanges érudits, réseaux d’initiés, cercles de lecture, académies savantes et concours académiques, ordre religieux et communautés laïques, cercles de discussion philosophique et autres formes d’association. Les correspondances que nous étudions nous permettent d’apercevoir l’interaction entre la vie publique et la vie privée: elles éclairent la manière dont leurs auteurs, qui participent à la mise sur pied de réseaux de communication à l’échelle européenne, perçoivent l’espace européen, se représentent l’idée même de l’Europe et élaborent des projets de réunion par-delà les frontières politiques et religieuses. Elles mettent ainsi en évidence les conditions sociales et intellectuelles de l’évolution de la République des Lettres et de la formation de l’opinion publique au cours de l’Age classique. Notre projet est d’étudier le fonctionnement de la communication manuscrite en Europe; nos résultats seront présentés au moyen des nouvelles technologies (bases de données) et confrontés lors de séminaires, de journées d’étude et de colloques qui s’ouvriront aux interventions des jeunes chercheurs et seront un lieu de réflexion et d’échange international et interdisciplinaire. Notre calendrier de colloques, de journées d’ étude, de séminaires et d’ateliers, s’établit comme suit: Programme et calendrier du réseau européen 1999-2003 - La Lettre et les signes traitement électronique du contenu épistolaire (Montpellier, Leiden, Arras, dir. Dominique Taurisson, Christiane Berkvens-Stevelinck et Pierre-Yves Beaurepaire). Une série de séminaires trimestriels. Janvier 2001 - Évolution théologique des pasteurs huguenots (Montpellier, UMR 5050; dir. Hubert Bost en collaboration avec Claude Lauriol et Christiane Berkvens-Stevelinck). Colloque international. Actes à paraître aux Editions Honoré Champion. Février 2001 - L’Édition critique électronique (Fondation Voltaire, dir. Nicholas Cronk et Robert MacNamee; démonstration de l’édition électronique de Brissot par Robert Darnton, du journal de Corberon, par Éric Lochard et Dominique Taurisson, et de la correspondance de Pierre Bayle par A. McKenna et Annie Leroux). Novembre 2001 - Journalistes et libraires dans les réseaux de correspondances huguenots (Nimègue: dir. Hans Bots en collaboration avec Christiane Berkvens-Stevelinck et Jens Hàseler). Journée d’étude. Printemps 2002 - La Transmission du savoir par la lecture: bibliothèques privées et bibliothèques publiques dans les correspondances (Leyde, dir. C. Berkvens-Stevelinck). Journée d’étude. Septembre 2002 - Firmin Abauzit, huguenot et philosophe en Europe (Université de Séville: dir. Miguel Benftez, avec la collaboration de Maria-Cristina Pitassi et Antony McKenna). Journée d’étude. Octobre 2002 - Exclusion et intégration: juifs et huguenots dans la diaspora (Paris, dir. Myriam Silvera, en collaboration avec le Centre de Recherche français de Jérusalem, dir. Dominique Bourel). Journée d’étude. Novembre 2002 - Le Délit d’opinion à l’époque moderne: du philosophe au colporteur (Paris-Lyon, dir. Geneviève Artigas-Menant et Antony McKenna). Colloque international. Printemps 2003 - Le Réseau de correspondance d’un Prince de l’Allemagne du Nord à la Renaissance, le duc August (1579-1666) (Bibliothek Herzog August, Wolfenbiìttel, dir. Ulrich Johannes Sschneider et Jill Bepler). Journée d’étude. Avril 2003 - Les huguenots: l’exil et l’éducation (Université de Limerick, dir. Geraldine Sheridan). Journée d’étude. Mai 2003 - Vie et mort des réseaux cosmopolites à l’époque moderne, 1685-1789 (Université de Neuchâtel, dir. André Bandelier et Jens Häseler). Colloque international. Septembre 2003 - La Communication manuscrite et l’évolution des idées à 1‘époque moderne (Université de Genève, dir. Maria-Cristina Pitassi, en collaboration avec Sarah Hutton, secr. gén. de la British Society for the History of Philosophy). Colloque international.
Équipe Direction du réseau : Hans Bots, Éric Olivier Lochard, Antony McKenna Conseil scientifique du réseau : Miguel Benitez, Christiane Berkvens-Stevelinck, Hans Bots, Jens Häseler, Eric Olivier Lochard, Antony McKenna, Gianni Paganini, Maria-Cristina Pitassi. Observateurs extérieurs : Roger Chartier, Robert Darnton, Jonathan Israel, Jochen Schlobach. Membres du réseau : Geneviève Artigas-Menant (Paris: manuscrits philosophiques clandestins), André Bandelier (Neuchâtel : éditeur de correspondants suisses de I. H. 5. Formey), Pierre-Yves Beaurepaire (Arras: éditeur des francs-maçons), Miguel Benitez (Séville: manuscrits philosophiques clandestins), Jill Bepler (Wolfenbüttel, recherches Bibliothèque Herzog August), Birgitta Berglund-Nilsson (Upsala, recherches correspondance secrète de Mettra), Christiane Berkvens-Stevelinck (Leiden: éditeur de Prosper Marchand), Hubert Bost (Montpellier, Bayle, La Beaurnelle et les pasteurs du Refuge), Hans Bots (Nimègue : éditeur d’H. Basnage de Beauval et d’Elie Luzac), Justin Champion (Londres : manuscrits philosophiques clandestins), Martin Fontius (Postsdam: éditeur de J. H. 5. Formey), Graham Gargett (Coleraine: protestantisme et philosophie des Lumières), Cyrille Gigandet (Neufchàtel: éditeur de correspondants suisses de I. H. 5. Formey), Jens Häseler (Berlin: éditeur de J. H. S. Formey), Daniel-Odon Hurel (Rouen: bénédictins de Saint-Maur), Uta Janssens (Nimègue: éditeur de Jean Deschamps et de Mathieu Maty), Claude Lauriol (Montpellier: La Beaumelle, vie intellectuelle huguenote), Eric Olivier Lochard (Montpellier: Instrumentation), Antony McKenna (Saint-Etienne: éditeur de Pierre Bayle et de mss philosophiques), Gianluca Mori (Turin: manuscrits philosophiques clandestins), Alain Mothu (Paris: manuscrits philosophiques clandestins), Henk Nellen (La Haye: correspondance de Grotius), Gianni Paganini (Turin : manuscrits philosophiques clandestins), Maria-Cristina Pitassi (Genève: éditeur de Turrettini), Ulrich Johannes Schneider (Wolfenbüttel, recherches Bibliothèque Herzog August), Otto Selles (Montpellier : éditeur d’Antoine Court), Geraldine Sheridan (Limerick: manuscrits philosophiques clandestins), Mario Sina (Milan: éditeur de Jean Le Clerc), Myriam Silvera (Rome: éditrice de Jacques Basnage), Dominique Taurisson (Montpellier: Instrumentation), Jeroom Vercruysse (Bruxelles : manuscrits philosophiques clandestins).
Decimo
Congresso Internazionale sull'Illuminismo
Universalismo e nazionalità nell'esperienza del giacobinismo italiano Università di Roma "La
Sapienza"
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